[Africa Diligence] Non, ce n’est un secret pour personne. Durant ses deux mandats, le Président Obama a montré qu’il était un fervent défenseur de l’environnement. Avec la désignation de deux nouvelles zones protégées dans l’Ouest américain, il parachève son bilan. Mais les républicains, décidés à abroger sa décision, fourbissent déjà leurs armes.

Barack Obama a donc mis les bouchées doubles. Trois semaines avant de quitter la Maison Blanche, le président américain a offert une nouvelle victoire aux défenseurs de l’environnement. Mercredi 28 décembre, il a classé « monument national » deux nouvelles étendues sauvages de l’Ouest américain. La région de Bears Ears, dans l’Utah, et celle de Gold Butte, dans le Nevada, soit 647 000 hectares de terre, échapperont aux forages miniers, aux routes et au développement résidentiel.

Cette désignation répond au souci de protéger « certains des trésors culturels les plus importants de notre pays », a expliqué la Maison Blanche : fresques rupestres, anciennes habitations troglodytiques et terres considérées comme sacrées par les Amérindiens. La proclamation présidentielle crée par ailleurs une commission qui supervisera Bears Ears. Pour la première fois, les tribus indiennes (Hopi, Navajo, Ute et Zuni) seront associées à la gestion d’un parc fédéral.

Intervenant après la création, autour d’Hawaï, de la plus grande réserve marine naturelle du monde en août 2016, cette nouvelle mesure confirme la stature de défenseur des grands espaces de Barack Obama. Depuis son arrivée à la Maison Blanche en 2009, le démocrate a sanctuarisé vingt-neuf zones, sur une superficie de 224 millions d’hectares de terres et d’espaces marins, un record historique.

Faute de majorité au Congrès, il a utilisé la loi sur les Antiquités de 1906. Ce texte, destiné à l’origine à protéger les sites amérindiens des pillages, permet aux présidents de consacrer un « monument ».

Corine Lesnes

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