[Africa Diligence] Compris entre deux grands espaces économiques (UEMOA et CEDEAO), le Bénin bénéficie d’une position stratégique en Afrique de l’Ouest et centrale. Grâce aux réformes engagées par le gouvernement, le pays offre l’un des climats des affaires les plus doux du continent africain, des réformes qui plaisent aux entrepreneurs.

Des procédures en perpétuel assouplissement

Au Bénin, les entreprises sont régies par les Actes Uniformes du traité de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). D’après le rapport Doing Business de 2015, l’investisseur ne doit franchir que sept étapes sur une durée totale de douze jours pour constituer une entreprise au Bénin. Le capital minimum requis lors de la création d’une entreprise dans ce pays ne représente que 6,3% du revenu par habitant, contre 95,6% pour la moyenne subsaharienne et 8,8% pour l’OCDE.

Dans le classement Doing Business 2015, le Bénin a enregistré des progrès considérables en matière de création d’entreprises. Il occupe la 117e place, soit un gain de 56 places par rapport au classement de 2014 (173e). En dehors de la création des entreprises, le pays a connu une progression au niveau de plusieurs autres indicateurs, notamment, la protection des investisseurs minoritaires, le commerce transfrontalier et l’exécution de contrats. Selon la Banque Mondiale, le Bénin fait partie des « 10 meilleurs pays réformateurs » avec la mise en œuvre d’un total de 40 réformes facilitant la pratique des affaires dans le pays. Rapport après rapport, l’’institution de Bretton Woods confirme l’existence d’un climat des affaires favorable au Bénin. Ainsi, investir dans le pays devient de plus en plus facile et rapide au fil des ans.

Un cadre réglementaire en constante amélioration

Depuis mars 2014, le gouvernement béninois a amorcé une série de réformes visant à améliorer le climat des affaires pour une meilleure compétitivité. En ce qui concerne la création d’entreprises, l’Etat a adopté des textes permettant de simplifier le processus de formalisation des entreprises. Parmi les mesures : la suppression de l’obligation de constitution d’un capital social minimum et du recours au notaire lors de la création des Sociétés à Responsabilité Limitée (SARL), la réduction des coûts et durée de formalisation des entreprises. Suite à l’adoption de ces différentes mesures, les coûts de création des entreprises ont été revus à la baisse. Pour les SARL, les coûts sont passés de 225.000 FCFA en 2013 à 57.000 FCFA en 2014. Le capital minimum exigible à la constitution a été supprimé. En ce qui concerne les délais, la durée totale de formalisation d’entreprise au Bénin est réduite à huit heures ouvrables. Les procédures ont été réduites à deux étapes, celle du dépôt du capital en banque et celle de la formalisation de l’entreprise au GUFE. Dans le but d’assurer la publication en ligne des extraits du Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM), le gouvernement béninois a procédé le 18 février 2014, au lancement officiel du site web du GUFE.

Dans la suite des réformes engagées, le gouvernement entend également créer l’environnement juridique et institutionnel idoine pour faciliter l’accès des micros et petites entreprises au financement (bancaire notamment). Cela permettra d’améliorer davantage l’environnement des affaires béninois.

(Avec Knowdys Database, BM et GUFE)

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