(Africa diligence) Premier producteur mondial de diamant, le Botswana détient un énorme potentiel économique. Situé au nord de l’Afrique du Sud, le Botswana compte 2,1 millions d’habitants. Son économie est axée sur l’exploitation des ressources naturelles, principalement le diamant, mais aussi de minerais comme le cuivre, le nickel et le charbon. Pour les conseils en intelligence économique d’Africa Diligence, la croissance du Botswana est largement dépendante du diamant, malgré le processus de diversification mis en route par le gouvernement.

Au Botswana, la croissance a poursuivi son ralentissement en 2013, handicapée par la morosité du marché du diamant, restant néanmoins proche de 4% grâce au dynamisme des secteurs non-miniers, en particulier des services et de la construction. Dans le sillage de la reprise de l’activité dans les économies avancées, qui devrait relancer la demande de diamants, l’économie devrait rebondir en 2014. L’économie du Botswana est particulièrement dépendante du secteur minier, qui représente près de 80% de ses exportations et 30% du PIB, ce qui la rend vulnérable aux chocs extérieurs et de ce fait, relativement volatile.

En vue de diversifier son économie, le Botswana a lancé un plan de développement de la mine d’uranium de Lethlakane en octobre 2013. Ce projet constitue l’un des plus importants gisements d’uranium non exploité à l’échelle mondiale. Le projet Lethlakane devrait permettre l’amélioration des infrastructures routières et ferroviaires de l’est du pays. La construction d’une autoroute reliant Francistown et Gaborone (capitale du pays) est prévue dans le cadre de ce programme. Par ailleurs une ligne de chemin de fer parallèle à cette autoroute et une ligne électrique de 220 000 volts devraient également voir le jour. Avec les découvertes de ces gisements d’uranium, le Botswana pourrait palier à sa défaillance énergétique et se positionner comme un pourvoyeur d’énergie au près des économies émergentes. Ce pays d’Afrique australe qui est principalement orienté vers l’exploitation du diamant, va se tourner vers l’exploitation de l’uranium, diversifiant ainsi ses activités minières.

Plusieurs autres projets de développement des mines de charbon sont actuellement à l’étude au Botswana. Par ailleurs, le gouvernement souhaite lancer un projet de construction d’une voie ferroviaire reliant le pays à la mer via la Namibie afin de favoriser l’exportation de charbon.

L’inflation demeure élevée, en raison de la hausse du prix des matières premières, que le pays importe. Elle devrait cependant converger vers les objectifs de moyen terme fixés par la banque centrale (entre 3 et 6%) en 2014

Selon les données officielles, les secteurs les plus intégrés aux chaînes de valeur mondiales (CVM) sont les mines (diamants, cuivre, nickel, soude et or), les transports, l’industrie textile, la filière bovine et le tourisme. Les diamants jouent le rôle le plus visible. La relocalisation en 2013 de la Diamond Trading Company (DTC) de Londres à Gaborone et la décision du gouvernement de réserver une part de la production à la transformation sur place devraient renforcer la place du pays dans la CVM des diamants.

Le Botswana dispose d’une marge importante pour améliorer son positionnement au sein des CVM liées à d’autres richesses minérales, à la filière bovine et au tourisme, compte tenu des réformes engagées pour lutter contre les problèmes existants. Plusieurs stratégies ont été élaborées pour renforcer la compétitivité et le développement du secteur privé : la Stratégie d’excellence, la Stratégie de diversification économique, la Stratégie nationale d’exportation et la Stratégie de développement du secteur privé. En complément, d’autres mesures d’amélioration de l’efficacité sont en place, notamment l’investissement dans le haut débit et la modernisation du système de paiement.

(Knowdys Database, avec Perspectives économiques en Afrique et Afrique7)

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