[Africa diligence] Selon les consultants juniors de Knowdys Cameroun, 39% des entreprises basées dans la capitale politique du Cameroun font face aux coupures d’électricité de 30 à 45 minutes en moyenne par jour, au 21 mai 2016. Si Eneo devait payer les dommages et intérêts aux usagers, la croissance du pays s’en porterait mieux.

C’est vendredi, la semaine de travail se termine au Cameroun. Il faut boucler un dernier dossier et le transmettre à la hiérarchie. A peine quelques heures de travail, et tout s’éteint. Il n’y a plus d’énergie électrique. Eneo, le concessionnaire du service public d’électricité au Cameroun, n’a pas pris la peine d’aviser.

Manque de chance, dans cette entreprise, la hiérarchie n’a pas prévu d’alternative au problème de coupures d’électricité. Faut-il avec le peu d’autonomie que le modem a pu conserver, enregistrer le document dans un support numérique afin d’aller terminer le travail dans le cybercafé le plus proche ? Non seulement il s’agit de documents confidentiels, mais ces cybercafés sont publics et dans ce genre de lieux on ne sait pas à qui faire confiance. En plus, les ordinateurs des cybercafés pullulent de malwares, des virus espions ou mangeurs de documents. Faut-il prendre le risque de tout perdre ou d’exposer sa boîte ?

Ou faut-il tout simplement rester assis là, à se tourner les pouces en attendant que le courant électrique soit rétabli. D’ailleurs avec un peu de chance, il peut être remis dans 30 à 45 minutes ; mais …ça n’arrive que dans 38% des cas selon une étude récente menée au mois de mai 2016, sur un échantillon de 38 grandes entreprises des secteurs publics et privés par le cabinet Knowdys Cameroun dans la ville de Yaoundé. La coupure d’électricité peut durer une heure, deux heures, voire même une journée entière.

Ce déficit en énergie électrique se traduit très souvent par une journée d’improductivité, de rendement professionnel faible, de paralysie du service, de mécontentement de la clientèle. Selon les juniors de Knowdys Cameroun, 39% des entreprises qui sont en situation de déficit énergétique dans la ville de Yaoundé connaissent ce type de désagréments. Pour environ 2/3 d’entre-elles, la difficulté se situe très souvent au-dessus de 5 sur une échelle de 1 à 10.

Plusieurs solutions sont envisagées pour résorber ce problème de coupures d’électricité. Toutefois, faire appel à ces solutions, quand bien même elles seraient employées de manière ponctuelle, implique mensuellement ou annuellement pour ces entreprises de prévoir des dépenses supplémentaires dans leur budget électricité.

Depuis huit ans, les experts de Knowdys Consulting Group mettent à disposition les renseignements sur les secteurs les plus rentables de l’économie africaine et les informations relatives à la règlementation. Les grandes tendances actuelles et futures des marchés locaux sont régulièrement décryptées, et tout particulièrement celles de la production et de la consommation d’énergie en Afrique centrale et de l’Ouest. Les données collectées sont mises à jour 24/7, grâce à la veille, aux honorables correspondants, aux interviews d’experts et à de nouvelles études à l’instar de celle réalisée sur le marché camerounais en mai 2016.

Plus d’informations sur cette étude : welcome@knowdys.com

Rose Sende, Consultante junior chez KCM

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