[Africa Diligence]  Initié en 2017, le projet d’ouverture d’un magasin de cash&carry au Cameroun de Casino a vu le jour. Un développement en propre qui permet au Groupe de s’enraciner davantage dans le paysage économique camerounais. Plusieurs autres magasins sont annoncés à Yaoundé, Douala, ainsi que dans les autres régions du pays.

Le distributeur a ouvert en propre un premier magasin de cash&carry au Cameroun en début d’année 2018. Nommé Bao, ce modèle s’inspire très largement du concept Assaí qui existe au Brésil. Si la greffe prend, l’objectif serait d’ouvrir une dizaine de points de vente de ce type dans le pays.

Depuis le mois de mars 2018, Casino compte un magasin de plus au Cameroun, à Douala. On en recensait déjà plusieurs (des supermarchés Casino et des Leader Price) exploités par des partenaires locaux, mais la subtilité tient au fait que cette fois, le groupe présidé par Jean-Charles Naouri a ouvert en propre. Ce qui est une première pour Casino en Afrique. L’autre nouveauté tient au format. Car ce magasin dénommé « Bao » (une nouvelle enseigne soit dit en passant) est un cash&carry. Autrement dit un magasin-entrepôt de 2000 m² qui propose environ 3000 références, surtout alimentaires, mais aussi des emballages, de la droguerie, des produits d’hygiène.

Sur son site internet, le magasin se positionne comme « un spécialiste de la vente de produits alimentaires en gros et en détail aux prix les plus bas ». Et revendique ouvertement son modèle « inspiré du leader du cash & carry Assaí », enseigne de Casino présente au Brésil, en fort développement et génératrice de marge. Les équipes du Brésil ont d’ailleurs donné un coup de main à leurs collègues camerounais pour définir l’agencement et l’assortiment, composé en majorité de produits locaux et d’un mix d’importations. Et les similitudes sont nombreuses tant dans l’offre que dans le public visé. Bien qu’ouvert au grand public, Bao cible en priorité les professionnels (restaurateurs, hôtels, petits commerçants indépendants), et propose la même mécanique de prix, à savoir des tarifs dégressifs en fonction des quantités achetées.

Un format adapté aux pays émergents

Le magasin, qui se positionne entre les supermarchés plutôt premium et les commerces de rue, emploie une centaine de personnes. Il est encore dans sa phase de test, et les premiers retours seraient plutôt bons. Selon nos informations, l’objectif de Casino est d’ouvrir à terme une dizaine de points de vente dans le pays, à Douala (capitale économique) Yaoundé (capitale administrative) et en région. Autant d’implantations qui viendraient en complément des partenaires franchisés Mercure et Sodiacam qui exploitent  déjà des magasins sur place. Avec une population légèrement supérieure à 20 millions d’habitants, le Cameroun reste un marché de taille modeste, mais au fort potentiel.

Et cela tombe bien pour Bao, puisque Casino destine le cash&carry aux zones ou le foncier n’est pas cher, et aux pays émergents, pour déployer le modèle rapidement. En espérant toutefois connaître un meilleur destin que celui de Cdiscount en Afrique. En 2014, la branche e-commerce de Casino s’alliait avec le groupe français Bolloré pour se développer sur ce continent. Mais deux ans et demi plus tard, les sites de Cdiscount au Cameroun, au Sénégal et en Côte d’Ivoire avaient déjà cessé leur activité, faute d’avoir trouvé leur clientèle et résolu de nombreux problèmes logistiques.

Le Cameroun figure aussi dans les papiers d’autres distributeurs, désireux d’étendre leur parc de magasins dans le pays pour accompagner le développement de la classe moyenne. Fin 2017, Carrefour y a ouvert son premier point de vente (un Market opéré par CFAO Retail) dans le pays, tandis que Système U compte y renforcer sa présence.

La Rédaction (avec Morgan Leclerc)

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