[Africa Diligence] La Zone de Libre-Échange Continentale Africaine a un énorme potentiel, elle couvre 1,2 milliard de personnes qui s’étend du Cap au Caire. Cet accord implique la libre circulation des biens et des services, voire du travail, dans plus de 50 pays africains. Analyse des enjeux d’un projet historique.

Une rencontre organisée en marge de l’ouverture du sommet extraordinaire des chefs d’État de l’Union Africaine au Niger. Selon Vera Songwe, Secrétaire Exécutive de la Commission Économique pour l’Afrique (CEA), le lancement de la Zone de Libre-Échange représente une étape cruciale dans le développement multiforme de l’Afrique. « Nos chefs d’État, nos dirigeants et notre secteur privé, ont décidément pris l’option d’avoir une autonomie économique. Quand je pense à la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine, je pense à un panafricanisme économique, une libération économique du continent, qui veut dire qu’on va s’intégrer davantage », précise-t-elle.

Pour elle, cette intégration passe notamment par la diversification de l’économie sur le continent africain et la création d’emplois. « La moitié du continent est jeune et est à la recherche d’un emploi, chaque année sur le continent on a besoin de 16 millions d’emplois. Avec la ZLECA, nous pouvons diversifier nos économies et ouvrir un marché de 1,2 milliard de personnes. Si nous prenons par exemple le bétail du Niger, on a un marché du cuir qui peut se développer. On aurait aussi un marché laitier. Le bétail lui-même est fortement demandé au Nigeria », explique la Secrétaire Exécutive de la CEA. Vera Songwe poursuit : « Des recherches menées au niveau de la Commission Économique pour l’Afrique démontrent que quand l’Afrique commerce entre elle, elle ajoute de la valeur et fait de l’innovation. Pourtant, quand elle commerce avec l’étranger, elle commerce souvent avec ses matières premières ».

La Rédaction (avec BBC et HMB)

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