[Africa Diligence] Doté de ressources naturelles exceptionnelles, le Congo Brazzaville attire les entreprises étrangères depuis plus de 50 ans. En 2011, le gouvernement a entrepris d’aérer l’environnement des affaires et de booster l’esprit d’entreprise au sein de la population. Depuis, un air de dynamisme entrepreneurial flotte sous le ciel congolais.

Des procédures en révision constante

Le code des investissements du Congo, adopté en 1994, fournit un cadre très intéressant, en théorie, pour protéger les investissements et les investisseurs. Les investisseurs sont les bienvenus dans le pays, quelle que soit leur nationalité et la nature de leurs activités, dans la limite de la légalité. Ils ont la possibilité de choisir entre plusieurs formes juridiques en vigueur dans le pays. Il s’agit notamment des Sociétés Anonymes, des Sociétés à Responsabilité Limitée, des Sociétés en Commandite Simple, des Sociétés en Nom Collectif, des Sociétés de Fait, des Sociétés de participation et des Groupements d’Intérêt Économique.

La création d’une entreprise au Congo se fait auprès du Centre de Formalités des Entreprises (CFE). La mise en place de ce Centre a considérablement facilité les procédures de création dans le pays. Le CFE joue le rôle de guichet unique et sert d’interface entre les créateurs d’entreprises et toutes les administrations impliquées dans la création, en vue de réduire les délais et les coûts nécessaires aux formalités. Le rapport Doing Business 2015 vient le confirmer car le pays a gagné 8 places en termes de création d’entreprises. Le pays est classé 170e contre 178e dans l’édition 2014. D’après la Banque mondiale, la procédure de création d’une entreprise au Congo se fait en 11 étapes sur une durée de 53 jours. Conscient de ce handicap administratif, Brazzaville continue d’œuvrer pour alléger davantage la création d’entreprises.

11 étapes pour créer une entreprise au Congo :

  1. Déposer le capital exigé par la loi dans une banque et obtenir les preuves de dépôt
  2. Élaborer et légaliser les statuts de la société chez le notaire
  3. Enregistrer les statuts de la société auprès des autorités fiscales
  4. Obtenir des extraits de casier judiciaire du chef d’entreprise
  5. Enregistrer les statuts de la société avec le registre du commerce au bureau du greffier de la Cour
  6. S’inscrire au CFE
  7. S’inscrire auprès des autorités fiscales
  8. Publier l’avis de la formation de l’entreprise dans une revue juridique
  9. Aviser le Ministère du travail du début des opérations
  10. S’inscrire à la Direction Régionale du Travail
  11. S’enregistrer auprès des autorités de sécurité sociale.

Vers une amélioration du cadre des affaires

Le gouvernement congolais a mis en place des institutions spécialisées dans le but d’assainir le climat des affaires du pays. Il s’agit notamment du Haut Conseil du dialogue public-privé, créé en 2012, qui regroupe la majorité des ministères et les syndicats patronaux. Il a pour rôle de faciliter les démarches administratives aux potentiels investisseurs et de créer un cadre propice pour l’amélioration des affaires.

Le gouvernement a également procédé en 2013 à la création de l’Agence de Promotion des Investisseurs (API). Cette structure placée sous la tutelle du Ministère du développement industriel et de la promotion du secteur privé, a été créée pour remplir plusieurs missions au nombre desquelles : la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière d’investissement à travers les activités de promotion et de facilitation des investissements ou celle consistant à contribuer à l’amélioration de l’environnement des affaires.

L’API est également chargée de concevoir et promouvoir la nouvelle image de marque du pays afin d’attirer les investisseurs vers le Congo, mais aussi de réaliser des études sur les opportunités d’investissements qu’offre le pays. Elle contribue en outre à la création et au développement d’un tissu de petites et moyennes entreprises.

De nombreuses opportunités à saisir

Doté d’importantes richesses naturelles, le Congo offre de nombreuses opportunités aux investisseurs dans plusieurs secteurs d’activité. Le pétrole et le bois sont les principaux secteurs qui attirent les IDE (la Chine est le premier acheteur de bois congolais, suivi de la France). Pour anticiper le ralentissement de la production pétrolière, l’accent a été mis sur le secteur minier. Le pays regorge, en effet, de minerais tels que le fer, le diamant, le manganèse, l’or, l’argent, la potasse, le phosphate et le zinc.

Outre ses richesses naturelles, le Congo offre également des opportunités dans les secteurs tels que les services, le tourisme, l’agro-industrie, la pêche, le BTP et les télécommunications. Ces différentes opportunités font du pays un marché où il fait bon entreprendre en Afrique centrale.

(Avec Knowdys Database et la BM)

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