L’actualité des matières premières en Afrique – Semaine du 7 juin 2014

(Africa Diligence) Notre sélection de l’actualité des matières premières en Afrique : la hausse de la production halieutique au Maroc,la reprise de la filière palmier à huile au Congo, l’accroissement de la production fruitière en Tunisie, l’agriculture reprend ses droits au Mali, le cuivre soutient l’économie en Zambie, l’anacarde offre des opportunités à la Côte d’Ivoire ainsi qu’à la Guinée-Bissau, et la hausse de la production sucrière au Mozambique.

« Le Maroc, premier producteur arabe et africain de poissons »

Lu sur Xinhua

La production halieutique du Maroc s’est élevée à un million de tonnes, d’après l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ce record est dû au fait que le Maroc dispose de deux façades maritimes, sur l’océan Atlantique et la mer Méditerranée. En outre, avec une flotte, côtière et hauturière, de près de 2 993 navires et une infrastructure portuaire en pleine croissance. Selon l’Office marocain des pêches (ONP), les débarquements des produits de la pêche côtière et artisanale se sont élevés à plus de 1,58 milliard de dirhams, fin avril 2014, soit 334 460 tonnes, accusant ainsi une hausse de 3% en termes de poids et un recul de 8% en valeur par rapport à fin avril 2013. A l’échelle internationale, le Maroc est classé 18e avec 4% de la production mondiale de poissons, selon le rapport de la FAO. Les autorités marocaines veulent même porter le PIB du secteur de 8,3 milliards de dirhams aujourd’hui à 21,9 milliards en 2020…

« Congo : relance de la filière palmier à huile »

Lu sur Le point Afrique

Après plus de deux décennies d’arrêt de la production industrielle d’huile de palme, la relance de la filière est en cours, avec notamment trois sociétés : Eco-Oil Energie Congo, Atama Plantation Sarl (APS) et sa filiale Lexus Agric. Chaque société a établi son business plan et fait ses calculs. APS compte investir 373 milliards de Fcfa (744 millions USD) dans 180 000 hectares de plantations et la construction d’unités de transformation, qui produiront environ un million de tonnes d’huile de palme brute par an en vitesse de croisière. Quelques 250 milliards de Fcfa (500 millions USD) seront investis par Lexus Agric pour l’ensemble de son projet (palmier à huile et hévéa). Environ 350 milliards de Fcfa seront investis, pour les plantations et la construction des unités de transformation. La compagnie pétrolière ENI Congo, y participe aussi et projette fabriquer du biodiesel à partir de l’huile de palme.

« Tunisie : Hausse de 13% de la production de fruits »

Lu sur Babnet Tunisie

Selon les données communiquées par le ministère tunisien de l’agriculture, la production de fruit du pays est en hausse de 13% au terme de la campagne 2013-2014. La Tunisie a produit 253 000 tonnes de fruits d’été à noyau contre 224 000 tonnes durant la campagne 2012-2013. Pour le compte de la campagne en cours, les officiels s’attendent cependant à une baisse de la production en raison d’aléas climatiques comme la grêle, les grandes pluies ou encore les vents violents que les régions productrices ont connu en avril et en mai. En ce qui concerne les exportations, jusqu’au 3 juin 2014, les fruits d’été pour la saison 2013-2014 ont atteint 14 228 tonnes contre 10 090 tonnes au cours de la même période la saison précédente.

« Coton : le Mali retrouve de l’ambition »

Lu sur Mali Actu

En prélude au chiffre clé qui est de 600 000 tonnes de coton pour la saison agricole 2014-2015, le chef de l’Etat malien, Ibrahim Boubacar Kéita, a annoncé sa décision d’accorder 15% du budget national à l’agriculture. La subvention consacrée à l’agriculture pour la campagne agricole 2014-2015 par le gouvernement malien est estimée à 35 milliards de Fcfa dont 12 milliards Fcfa destinés à la seule Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT). Selon une étude sur l’impact de la subvention sur la culture du coton, l’appui gouvernemental n’a pas jusqu’ici produit tous les effets attendus. Le Mali envisage même de reconquérir les prochaines années, sa place de leader en Afrique selon les projections du ministère malien de l’Agriculture. Toujours dans le cadre des mesures incitatives, les autorités maliennes ont procédé au paiement intégral de la somme de 46 milliards de Fcfa, représentant le prix d’achat du coton aux producteurs au titre de la campagne agricole 2013-2014.

« Zambie : production cuprifère, pilier central de l’économie »

Lu sur Africa Diligence

L’économie zambienne, dont la croissance est l’une des plus élevées dans la région Afrique australe (6,5%), est essentiellement tributaire de deux secteurs que sont : l’agriculture (19,5% du PIB) et l’industrie minière (37,3% du PIB). En 2013, la valeur monétaire des produits exportés étaient de 10,6 milliards USD. Celle-ci reposait principalement sur les exportations de cuivre, le pays est d’ailleurs le 1er producteur africain. Le cuivre est le cœur de l’industrie du pays. Les exportations du précieux minerai étaient de 70% en 2012 et 62,4% en 2013. Le secteur agricole qui émerge, bénéficie du potentiel qu’offre l’abondance de sources d’eau (40% de l’eau disponible dans toute l’Afrique Australe) et des terres arables inexploitées (un peu plus de 20% sont actuellement exploitées). Les principales cultures d’exportation sont : le maïs (3,3 millions de tonnes en 2013) et le coton (100 000 tonnes en 2013).

« Noix de cajou : Une aubaine pour la Côte d’Ivoire et la Guinée-Bissau »

Lu sur Jeune Afrique

Les producteurs ouest-africains s’attendent cette année à une bonne campagne de l’anacarde, communément appelée noix de cajou. Alors que les récoltes tirent à leur fin (elles durent d’avril à juin), les prix de cette matière première agricole repartent à la hausse aux États-Unis (+ 8% sur un an) et en Europe (+ 3%). Un contexte plutôt favorable pour le développement de la filière chez les deux principaux producteurs ouest-africains que sont la Côte d’Ivoire (500 000 tonnes par an, dont près de 10 % sont transformés dans le pays) et la Guinée-Bissau (150 000 tonnes par an). Le premier, dont le verger est plus jeune, devrait voir sa production augmenter plus rapidement. Mais c’est le second, dont le produit est de meilleure qualité, qui pourrait tirer le plus grand profit de cette conjoncture favorable, en attirant davantage d’investisseurs et en accroissant les revenus tirés de cette matière première qui est son principal produit d’exportation.

« La production sucrière du Mozambique connaîtra une hausse de 11% en 2014 »

Lu sur Agence Ecofin

La production sucrière du Mozambique devrait connaître une hausse de 11% en 2014, selon le Centre pour la promotion de l’agriculture (CEPAGRI). Le Mozambique a en effet consacré 47 620 hectares à la plantation de 3,6 millions de tonnes de cannes à sucre, pour une production attendue de 425 000 tonnes. Grâce aux efforts fournis depuis quelques années, notamment en matière d’augmentation des superficies cultivées, le pays qui consomme environ 174 000 tonnes de sucre pourra assurer son autosuffisance et même exporter une partie de sa production. D’après les chiffres officiels, 295 000 tonnes de sucre devront aller en direction d’autres marchés, notamment ceux d’Europe.

La Rédaction

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