L’incroyable potentiel hydroélectrique congolais

[Africa Diligence] Le Congo est doté de ressources hydroélectriques évaluées à 100.000 MW, soit plus du tiers du potentiel africain. Malheureusement, le taux d’accès de la population à l’électricité n’est que de 9%, avec de fortes disparités entre les milieux urbains (35%) et ruraux (1%). Les provinces les mieux équipées sont celles du Bas-Congo, de Kinshasa, du Katanga et de la province orientale.

Après des années de mauvaise gestion et de manque d’investissement, les centrales électriques existantes en RDC sont dans un état critique. La puissance disponible n’était que de 1250 mégawatts en 2012, alors que la demande s’affichait à 2600 MW. Compte tenu de la croissance de la population et de la montée en puissance des activités, la demande atteindra 3 100 MW en 2015 et 5 100 MW en 2020, dont 2 300 MW pour les activités minières.

La politique énergétique vise à restructurer le secteur (réforme de la Snel et nouvelle loi sur la libéralisation de l’énergie) et à augmenter l’offre en énergie. Le gouvernement a fixé l’objectif de doubler la desserte en électricité entre 2012 et 2016. Il sera atteint grâce à des projets de réhabilitation et de construction de nouvelles centrales hydroélectriques, réalisés pour certains dans le cadre de partenariats public-privé, en particulier avec les sociétés minières.

 Les acteurs du secteur

En RDC, au moins quatre Ministères se partagent la tutelle institutionnelle des différents sous-secteurs de l’énergie : Ministère des Ressources Hydrauliques et Électricité (MRHE), Ministère des Hydrocarbures (MH), Ministère en charge de l’Environnement, la Conservation de la Nature et du Tourisme (MECNT) et Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (MADR). Ce cadre institutionnel qui concerne à des degrés divers plusieurs Ministères n’est pas un cas particulier dans la sous-région Afrique centrale : d’où la nécessite de cadres de concertation et de pilotage inter ministériels pour assurer la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre globales du développement énergétique du pays.

 Les financements

Divers organismes peuvent intervenir pour financer des projets de création, de développement et de restructuration en RDC. Il s’agit entre autres de : la Société Financière Internationale(SFI), Banque d’investissement Bio (Belgium Investment Company for Developing Countries), L’Agence Française de Développement (AFD) et La Banque Européenne d’Investissement(BEI), etc.

La Rédaction

 

 

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