[Africa Diligence] Le directeur général du géant des matières premières, Ivan Glasenberg, rappelle que le groupe répond aux attentes de ses actionnaires et investisseurs, sans donner plus de détails.

Le géant des matières premières Glencore va mettre un frein au charbon, expliquant vouloir plafonner sa production « globalement à ses niveaux actuels », à l’heure où de nombreux investisseurs s’en désengagent pour lutter contre le changement climatique.

Pour 2019, le groupe basé à Baar (Suisse), qui compte parmi les plus gros producteurs mondiaux, entend ne pas faire croître sa production au delà de 145 millions de tonnes, a-t-il indiqué le 20 février dans un communiqué détaillant ses résultats financiers pour 2018.

L’an passé, le charbon a généré 12,3 milliards de dollars de chiffre d’affaires pour Glencore, soit une hausse de 26%, tandis que sa production s’est accrue de 7%, à 129,4 tonnes après deux gros investissements dans des mines en Australie.

« Nous pensons que c’est dans le meilleur intérêt de l’entreprise », a déclaré son directeur général, le sud-africain Ivan Glasenberg, lors d’une conférence téléphonique avec les journalistes. Il a ajouté que le groupe voulait ainsi répondre aux attentes de ses actionnaires et investisseurs, sans donner plus de détails.

En marge de ses résultats annuels, Glencore a également publié une liste d’engagements en faveur du climat, expliquant que le groupe a « un rôle clef à jouer » pour favoriser « la transition vers une économie à faible émission carbone ».

« La demande pour des charbons de grande qualité est restée robuste », notamment en Chine et en Inde, a expliqué le groupe dans le communiqué détaillant ses résultats.

Le charbon fait partie des matières premières qui ont contribué à équilibrer les résultats de Glencore en 2018, le cours du charbon thermique terminant l’année à un niveau pratiquement inchangé alors que d’autres ressources ont vu leur prix plonger au second semestre face aux inquiétudes sur le dollar, les tensions autour de la politique commerciale des Etats-Unis ou la croissance en Chine.

Résultats 2018

L’an passé, la division de Glencore dédiée au négoce des matières premières a vu son résultat opérationnel chuter de 17% face à la baisse des cours des métaux tels que le cuivre ou le cobalt sur la seconde moitié de l’année.

L’excédent brut d’exploitation de ses activités minières a par contre grimpé de 15%, grâce notamment au redémarrage d’activités dans sa mine de Katanga, en République démocratique du Congo, et de Lady Loretta, en Australie.

Son bénéfice net pour l’ensemble de ses activités a chuté de 41%, à 3,4 milliards de dollars, en raison de dépréciation d’actifs sur des mines de cuivre en Afrique.

Le groupe a maintenu son dividende à 0,20 dollars par action pour l’exercice écoulé et a annoncé un nouveau programme de rachat d’actions de 2 milliards de dollars, qui pourrait être complété avec les cessions d’actifs de 1 milliard déjà visées pour 2019.

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La rédaction (Energie Média)

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