(Africa Diligence) Dans l’ère d’industrialisation dans laquelle entre le continent africain, la Guinée paraît appelée à jouer un rôle de premier plan, car elle dispose des deux éléments de base de toute activité industrielle moderne : les matières premières et l’énergie. Pour les experts en intelligence économique (IE) d’Africa Diligence, l’exploitation efficiente de ces éléments mèneront le pays vers une éclosion économique certaine.

L’économie du pays est en baisse en 2013 (2% contre 3.9 en 2012). Elle restera contrainte par la situation politique et sécuritaire et par la dépendance aux cours des principales matières premières exportées (bauxite, alumine et or). L’inflation demeure élevée en 2013 (11.9%) mais devrait poursuivre son recul, sous l’effet de politiques budgétaire et monétaire globalement prudentes (malgré de fortes hausses salariales), l’augmentation de la production rizicole et un meilleur approvisionnement en biens de première nécessité.

L’imposant déficit courant, attribuable principalement aux importations du secteur minier (appelées en principe à augmenter fortement en 2014), est financé en premier lieu par l’investissement direct étranger. Les autres sources étant les dons et les prêts concessionnels octroyés par les institutions financières internationales, dont le FMI dans le cadre d’une facilité élargie de crédit qui court jusqu’en 2015. En 2013, le pays a eu recours, en outre, à des prêts non concessionnels. Il n’est pas prévu une baisse significative de ce déficit avant 2017-2018 où les exportations minières devraient monter en puissance.

Les réserves de change se situent à un niveau adéquat et la Guinée a bénéficié d’une réduction considérable de l’encours de sa dette extérieure après avoir atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE en septembre 2012. Les nouveaux prêts non concessionnels n’ont pas aggravé le risque de surendettement, mais ce dernier est toujours considéré comme non négligeable du fait de la vulnérabilité du pays à des chocs préjudiciables à la croissance, aux exportations, aux flux d’IDE et aux performances budgétaires.

Hérité du régime militaire, le déficit public reste important (-5.3%) mais les autorités s’efforcent d’améliorer la collecte des impôts et projettent de réduire les subventions aux carburants, de revoir les procédures de passation des marchés publics et de réformer la fonction publique. La lutte contre les intérêts particuliers s’avère toutefois difficile. Le népotisme pratiqué par les gouvernements précédents s’est en effet traduit par un gonflement des effectifs et des salaires de l’administration et de l’armée.

Sous l’autorité du président Alpha Condé élu en novembre 2010, la transition démocratique reste confrontée à de nombreux risques. Des élections législatives se sont tenues en septembre 2013, après de multiples reports, lors desquelles le parti présidentiel a remporté le plus de sièges, sans pour autant obtenir la majorité absolue. L’opposition et le pouvoir se sont accusés mutuellement de fraudes massives. A plusieurs reprises au cours de l’année, des émeutes et grèves ont eu lieu, notamment à Conakry, suite aux reports du scrutin parlementaire ou en raison du manque de services de base, en particulier d’électricité. Par ailleurs, des violences interethniques ont éclaté en Guinée forestière en juillet 2013, faisant 95 morts. En dépit des efforts accomplis sur le plan de la qualité de la règlementation, le pays pâtit toujours d’une gouvernance très difficile.

Le sous-sol guinéen renferme d’importantes ressources minières dont les réserves sont fabuleuses encore très peu exploitées. Leur exploitation pourrait contribuer à rehausser l’économie du pays et à créer des emplois.

(Knowdys Database, Avec la Banque mondiale, le FMI, CIA et Coface)

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