(Africa Diligence) La croissance économique en termes réels de la Zambie s’est tassée en 2013, à 6.5%, principalement en raison d’une chute de la production agricole, en particulier le maïs et le coton. La croissance du PIB réel a été en grande partie tirée par l’industrie, le secteur minier, la construction, les transports, les communications et le secteur public. Pour les conseils en intelligence économique d’Africa Diligence, les performances économiques devraient rester robustes à moyen terme.

Le cuivre reste le pilier de la Zambie, il représente environ 70% des recettes d’exportation. Cependant, les exportations non traditionnelles ont augmenté de façon significative au cours des années récentes. La croissance du PIB réel devrait augmenter et atteindre 7.1% en 2014 et 7.4% en 2015. Les investissements d’infrastructure, en particulier dans le secteur minier, la production d’électricité et les routes, avec le projet Link8000, garantiront la solidité de la croissance.

Les principales priorités des politiques consistent à créer des opportunités d’emploi pour la majorité des zambiens (en particulier les jeunes), à améliorer la responsabilité et à intensifier la lutte contre la corruption. Le gouvernement projette de créer 200 000 emplois décents par an. Il mettra aussi l’accent sur le renforcement de la gestion budgétaire dans l’optique de réduire le déficit budgétaire, qui a doublé en 2013 en raison de l’essor des dépenses d’infrastructure et de l’augmentation des salaires dans le secteur public.

Un effort concerté sera nécessaire dans les années à venir pour élargir l’assiette fiscale et la palette de taxes potentielles, afin de générer des recettes publiques supplémentaires, ainsi que pour rationaliser les dépenses, en se concentrant moins sur les dépenses courantes et plus sur les domaines prioritaires. La compétitivité du secteur privé doit être renforcée étant donné les pressions sur la demande de salaires plus élevés, en particulier pour la main-d’œuvre qualifiée, laquelle fait défaut.

En ce qui concerne la facilité de faire les affaires, la Zambie a gagné 7 places au classement Doing business 2014, passant de la 90e place en 2013 à la 83e place. Les indicateurs qui ont connu le plus d’améliorations sont : la création d’entreprise (+25 places), l’octroi de permis de construire (+8 places) et le règlement de l’insolvabilité (+27 places).

En 2013, les industries manufacturières représentaient environ un dixième du PIB. Le pays est enclavé et entravé par les coûts élevés des transports, ce qui représente 40% du coût du produit fini. L’industrie extractive est le principal secteur exportateur et a un potentiel de développement en amont des chaînes de valeur. La compétitivité des activités situées en aval peut souffrir de la distance des principaux marchés des produits du cuivre.

Les produits alimentaires et les boissons représentent plus des deux tiers de la valeur ajoutée du secteur industriel. Les activités minières alimentent un marché en expansion dans la province du Katanga, dans le sud de la République démocratique du Congo (RDC), ce qui offre des opportunités aux entreprises et aux exploitants agricoles zambiens. Le Sud-Kivu, également en RDC, accessible par le port de Mpulungu sur le lac Tanganyika, constitue un autre marché potentiel de consommateurs.

Dans ces conditions, la Zambie continue de renforcer son processus de gouvernance et son processus démocratique, les institutions gouvernementales développent et renforcent leurs efforts de transparence et de responsabilité. Malgré une solide performance économique, la pauvreté reste importante, à un niveau dépassant 60%, mais on note des améliorations dans les zones urbaines. Accroître l’emploi des jeunes reste donc l’un des plus grands défis.

(Knowdys Database, avec Perspectives économiques en Afrique et Banque mondiale)

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