[Africa Diligence] La Suisse fait figure de petit poucet dans les relations économiques avec l’Afrique par rapport aux autres ténors européens tels l’Allemagne, la France etc. conscients de ce fait, le pays voudrait rattraper son retard, en  nouant des partenariats sur le continent africain.

Renvoi des élections en République démocratique de Congo, tensions entre l’Angola et son voisin congolais, enlèvement de jeunes filles au Nigeria par des islamistes, répression contre l’opposition en Tanzanie, le continent africain n’a pas fini avec ses convulsions politiques. Il n’empêche, telle une lame de fond, une transformation économique s’y opère. Les hommes d’affaires et investisseurs internationaux se mobilisent pour saisir les opportunités qu’offre ce continent au sous-sol riche et dont la population dispose d’un pouvoir d’achat en croissance.

La Confédération accompagne le mouvement. Ainsi, le conseiller fédéral en charge de l’économie Johann Schneider-Ammann conduit, dès ce mercredi 21 mars 2018, une mission économique au Nigeria (21 au 23 mars) et en Côte d’Ivoire (23 au 25 mars). Objectif: soutenir le secteur privé suisse sur ces deux marchés. La collaboration scientifique et la formation professionnelle seront aussi abordées avec les autorités ivoiriennes. Plusieurs parlementaires et conseillers d’État seront aussi de la partie. La dernière mission économique en Afrique au plus haut niveau date de 2013. Johann Schneider-Amman s’était alors rendu en Afrique du Sud.

Pétrole et cacao

Tant le Nigeria que la Côte d’Ivoire sont parmi les premiers partenaires africains de la Suisse, avec une balance commerciale en leur faveur. Le premier est une importante source d’approvisionnement en produits pétroliers. Le second, premier producteur mondial de cacao, alimente les chocolatiers suisses.

La Rédaction (avec Ram Etwareea)

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