[Africa Diligence] Les entreprises grand public ont toujours généré des perceptions. Avant l’ère de l’Internet, des chercheurs contactaient individuellement des entreprises afin d’en prendre le pouls. A l’époque, obtenir et classer cette pléthore de données représentait un énorme défi. Aujourd’hui, ces sociétés bénéficient de deux avantages.

Ces deux avantages, au cœur de l’intelligence économique, leur permettent de développer une intuition concurrentielle, en temps réel, susceptible de pousser à l’action.

  1. Un meilleur et rapide accès aux perceptions – Les entreprises mettent presque toujours à la disposition du public la perception que l’on a d’elles, sur leur site internet, sous le format de PDF téléchargeable.  Cet accès raide aux perceptions permet aux équipes de veille concurrentielle de commencer à analyser les données aussitôt qu’elles sont publiées.
  2. Une capacité à faire des recherches sur les perceptions – grâce aux documents électroniques, les stratégies de recherche basées sur des mots-clés deviennent exploitables, d’une manière incroyable. Au lieu de s’aventurer dans des douzaines de pages non pertinentes, les chercheurs ciblent rapidement des domaines d’intérêt pertinents.

Hormis la disponibilité, en temps réel, des perceptions communiquées au public, les nouveaux médias ont encouragé les entreprises à partager davantage d’informations avec les parties prenantes (et, par conséquent, avec les concurrents). Il est devenu monnaie courante pour les communicateurs d’entreprise de rendre public des bandes d’annonces dévoilant des initiatives stratégiques à travers des services comme Prezi. Certes, Twitter pourrait apparaitre comme une source intarissable de données. Mais, l’Association des professionnels de la veille concurrentielle et stratégique (SCIP), dont certains fondateurs du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) sont membres, offre un webinar appelé « Au-delà des hastags : comment extraire des données exploitables au sujet de la veille concurrentielle sur Twitter ». L’organisation décrit la situation en ces termes :

« Avec environ 310 millions d’utilisateurs, par mois, à travers le monde, des tonnes d’informations circulent sur Twitter. Dans le présent webinar de 45 minutes, vous allez apprendre une recherche avancée encore sous-exploitée sur Twitter. En outre, vous pourrez rassembler des données dignes d’intérêt sans ressource ou avec des ressources limitées ».

A bien des égards, la veille concurrentielle est tout autant un art que ne l’est la science. Castillo donne le conseil suivant afin de construire votre intuition concurrentielle :

« Il est important d’analyser, de manière éclairée, l’information accessible au public. Lire entre les lignes pour comprendre si votre concurrent est en bonne voie dans ses plans ou non. Par exemple, je comprends que lorsque des entreprises évitent d’utiliser des termes précis et préfèrent utiliser des termes génériques comme ‘synergie’, elles sont plus en passe de manquer leurs cibles. Arrivez à connaitre chaque concurrent individuellement. Certains seront très disciplinés, tandis que d’autres seront plus à votre portée ».

La veille concurrentielle (et plus généralement l’intelligence économique) devient progressivement un instrument important dans votre boîte à outils. Aussi vous conseillerais-je de l’intégrer dans votre processus de prise de décisions. Elle ne va pas dresser une stratégie claire pour votre entreprise. Toutefois, elle vous permettra certainement d’identifier clairement les erreurs que des concurrents ont déjà commises et d’éviter de faire double emploi des avantages compétitifs. La veille concurrentielle joue également un rôle important dans l’assurance des investisseurs et la mobilisation de fonds. Les premières étapes consistent à déterminer le cadre stratégique et à y allouer des ressources. Désormais, commencez à tirer parti de votre nouvelle intelligence !

Michal Clements

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