(Africa Diligence) Notre sélection de la semaine sur les finances en Afrique : le marché financier du Botswana participe au développement, les ambitions de la Casablanca Finance City,un emprunt obligataire lancé par le Sénégal, la croissance du secteur bancaire privé en Afrique, les inquiétudes de la BCT en Tunisie, le lancement d’un indicateur économique par Standard Chartered Bank en Afrique et l’ouverture du bureau de la BMCE aux Émirats arabes unis.

« Botswana : un marché financier ouvert aux investisseurs »

Lu sur Africa Diligence

Le Botswana constitue désormais l’un des pays les plus prospères d’Afrique, avec un PIB par habitant de 7 136 USD selon le FMI en 2013. A travers son Centre international de services financiers (CISFB) le Botswana veut devenir une plaque tournante au niveau mondial en tirant parti de l’accent mis sur le commerce entre pays en développement (Sud-Sud) et en offrant un large éventail de services financiers et commerciaux transfrontaliers. Les secteurs cibles du CISFB incluent les entreprises internationales, les fonds internationaux, les sociétés d’assurance et les entreprises bancaires, l’externalisation des processus d’affaires et les centres d’appel. Le régime d’impôt sur le revenu et sur les sociétés au Botswana est le plus bas d’Afrique australe. Le taux d’imposition appliqué aux multinationales accréditées auprès du CISFB pour faire du commerce transfrontalier, est fixé à 15%.

« La BVC s’adosse à LSEG pour concrétiser ses ambitions de développement »

Lu sur LNT

Le Maroc veut faire de la Casablanca Finance City (CFC) un hub financier régional. La CFC bénéficie désormais du soutien du London Stock Exchange Group (LSEG), suite à la signature de trois conventions de partenariat stratégiques entre la place de City et la Bourse de Casablanca. En ce qui concerne le développement de la Bourse, un accent particulier sera mis sur le financement des PME. Le Royaume-Uni, grâce à son marché financier, a développé et créé des centaines de milliers de PME qui ont permis la création de 7,5 millions de nouveaux emplois au cours des 4 dernières années. La seconde priorité pour la CFC est l’amélioration de la liquidité, un défi majeur pour la Bourse de Casablanca. Ces deux institutions veulent développer des partenariats avec l’Afrique francophone à partir de la place financière de Casablanca.

« Le Sénégal lance un emprunt obligataire islamique pour récolter 100 milliards »

Lu sur Afriquinfos

Le lancement de l’emprunt obligataire « sukuk Etat du Sénégal 6,25% 2014-2018 » marque un tournant important pour le développement de la finance islamique dans le marché des capitaux de l’UEMOA. Il permet aux banques et institutions financières islamiques de pouvoir améliorer leurs liquidités par l’accès au refinancement. Cet emprunt est un fonds commun de titrisation de créances (FCTC) en cours de création, à l’initiative conjointe de la société BOAD titrisation et de la Banque islamique du Sénégal (BIS). Il a pour objectif de mobiliser pour l’Etat du Sénégal un montant de 100 milliards de Fcfa auprès des investisseurs désireux d’acquérir des titres compatibles avec les principes de la finance islamique.

« L’Afrique, croissance la plus rapide dans le secteur bancaire privé au monde selon New World Wealth »

Lu sur La Nouvelle Tribune

Selon le cabinet New World Wealth, l’Afrique enregistre la croissance la plus rapide à l’échelle mondiale dans le domaine de la banque privée. Les estimations du marché africain de la banque privée devraient croître de 8% par an au cours des dix prochaines années. L’Afrique compte pas moins de 160 000 HNWI (High net worth individuals) africains qui détiennent une fortune cumulée estimée à 660 milliards USD. L’Afrique du Sud est le principal hub de la banque privée en Afrique, avec des établissements spécialisés gérant quelque 50 milliards USD d’actifs comme Investec, Rand Merchant Bank, Sanlam et Barclays Africa. Mais de nouveaux marchés très prometteurs émergent dans le domaine, notamment au Nigeria, au Kenya, en Angola et en Tanzanie.

« Tunisie : la banque centrale inquiète quant à l’aggravation du déficit courant »

Lu sur Xinhua

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a exprimé jeudi 26 juin 2014 des inquiétudes quant à l’élargissement du déficit courant, soit 4,6% du PIB du pays contre 3,9% en 2013 (cinq premiers mois). La BCT a également manifesté certains soucis quant à l’apparition de signes de résurgence de tensions inflationnistes suite à une période de détente. Toutefois, le conseil de la BCT a fait état de certaines prémices d’une évolution positive de la conjoncture nationale tunisienne, avec le relèvement du niveau de la croissance économique par rapport aux prévisions de janvier 2014. Soit une croissance de 2,5 à 2,7% en 2014 et entre 3,3% et 3,5% au titre de l’exercice 2015, contre la prévision du Fonds monétaire international (FMI) de 2,8% en 2014 et de 3,5% en 2015.

« Standard Chartered Bank lance un indicateur économique par collecte populaire sur l’Afrique »

Lu sur Agence Ecofin

Le groupe financier Standard Chartered bank a annoncé avoir lancé un indicateur économique afin de présenter la situation des économies, des investissements et des affaires, en se basant sur la collecte des données populaires. En partenariat avec MNI Indicators et Premise Data Corporation, la banque devrait produire deux catégories de documents. D’une part, elle publiera le « Business Sentiment Indicator » pour le Nigéria, le Ghana et le Kenya. Et d’autre part, elle émettra un « Consumer Price Tracker », pour le Ghana et le Nigéria. L’indicateur du climat des affaires (Standard Chartered INM) donnera un aperçu de la conjoncture économique. Les entreprises de tailles et de secteurs différents ainsi que les individus, répondront via un smartphone pour certains, à un ensemble de questions portant sur des thèmes tels que les fluctuations des taux d’intérêt, les taux d’emploi, l’efficacité de production et l’évolution des exportations.

« BMCE Bank ouvre un bureau de représentation aux Émirats arabes unis »

Lu sur Le Matin

La Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE Bank) a annoncé, mardi 24 juin 2014, avoir obtenu le feu vert des autorités émiraties pour l’ouverture d’un bureau de représentation à Abu Dhabi. Ce bureau de représentation est destiné à favoriser un rapprochement avec la communauté marocaine résidant à l’étranger et à poursuivre sa stratégie de développement sur le continent. Il faut noter que BMCE Bank dispose, depuis des années, d’une représentation à Abu Dhabi dans le cadre de son réseau MRE (Marocains résidant à l’étranger). Le groupe avait alors noué des partenariats avec National Bank of Abu Dhabi, Al Ansari Exchange et Lari Exchange pour permettre aux marocains d’ouvrir des comptes à BMCE Bank et d’effectuer des transferts d’argent vers le Maroc, notamment vers des comptes BMCE. Le groupe compte s’installer également à Shanghai.

La Rédaction

•         Rejoignez Africa Diligence sur Facebook

•         Suivez Africa Diligence sur Twitter

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici