[Africa Diligence] Notre sélection de la semaine en matière d’investissements en Afrique : Les sociétés américaines se positionnent à Maurice, la BAD investit 100 millions de dollars au Maroc, plus de 15 milliards de Fcfa pour la mise en service des réseaux électriques au Cameroun, l’appel des dirigeants africains à investir en Afrique et Huawei investit plus de 4 milliards de dollars en Afrique.

« Les sociétés américaines privilégient Maurice pour investir en Afrique »

Lu sur L’express

Les États-Unis comptent rattraper leur retard par rapport à la Chine sur le marché africain. L’île Maurice se positionne comme une plate-forme très attrayante, de par ses fondamentaux solides, la bonne gouvernance et sa main-d’œuvre polyvalente. Maurice a déjà travaillé avec plusieurs entreprises basées aux États-Unis, particulièrement en ce qui concerne l’atténuation des risques pour les investissements transfrontaliers. Certaines entreprises américaines ont fait des propositions d’investissement dans plusieurs secteurs : énergies propres, aviation, banque et construction. Le tout se chiffrant à plus de 14 milliards USD. 12 milliards USD de plus couvriront de nouveaux engagements pris dans le cadre de l’initiative Power Africa pour venir en aide à des populations concernant l’accès à l’électricité, dans le cadre d’un nouvel objectif global de 30 000 MW. Le président américain Barack Obama compte également offrir la somme de 7 milliards de dollars pour la promotion des exportations américaines et les investissements en Afrique dans le cadre de la campagne «Faire des affaires en Afrique».

« BAD : 100 millions € au Maroc pour appuyer son secteur financier»

Lu sur Les Afriques

La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé l’octroi d’un prêt de 100 millions d’euros au Maroc, ce 1er octobre 2014. Ce financement est destiné à soutenir la troisième phase du programme d’appui au développement du secteur financier (PADESFI III) du Maroc. Ce programme a pour objectif de créer des conditions nécessaires à une croissance économique inclusive, grâce au développement du secteur financier. Il vise précisément à améliorer l’accès des populations et des entreprises, notamment les très petites, petites et moyennes entreprises aux services financiers, à renforcer la gouvernance du secteur et à dynamiser davantage les marchés de capitaux. A travers ce financement, la BAD s’engage, avec le soutien du PADESFI III, à accompagner les autorités marocaines dans la mise en place de réformes structurelles de deuxième génération, en vue de développer le secteur financier. Il s’inscrit dans le prolongement des PADESFI I et II, approuvés par la BAD respectivement en 2009 et 2011. À ce jour, les engagements cumulés de la BAD au Maroc s’élèvent à près de 2,1 milliards d’euros, pour 33 opérations en cours d’exécution.

« Plus de 15 milliards de FCFA de deux firmes égyptienne et indienne pour la mise en service des réseaux électriques au Cameroun»

Lu sur Africatime

L’adjudication d’un marché de 15,5 milliards de Fcfa est intervenue au terme d’un appel d’offre international à l’issu duquel les offres de deux entreprises ont été jugées intéressantes. Il s’agit du groupement d’entreprises égyptiennes Elsewedy Electric T&D-PSP et la société indienne Angelique International Ltd. Ce marché a pour objectif la conception, la fourniture, le montage et la mise en service de réseaux électriques moyen et basse tension dans huit régions du Cameroun. Les deux premiers lots couvrant six régions du pays, notamment le Centre, le Littoral, et Nord-Ouest, l’Ouest, Sud et le Sud-Ouest seront exécutés par la firme indienne. Le second lot qui couvre les régions de l’Extrême-Nord et du Nord sera exécuté par le groupement d’entreprises égyptiennes Elsewedy Electric T&D- PSP. Angelique International Ltd et le groupement Elsewery Electric étaient au coude à coude sur les trois lots et, ont devancé des concurrents d’envergure tels que la Chinoise Sinohydro ou le groupe français Cegelec.

« Des dirigeants africains appellent la communauté internationale à investir sur le continent »

Lu sur French.China

Mercredi 1er octobre 2014 aux Emirats Arabes Unis (EAU), les leaders du Ghana, du Rwanda et de l’Ethiopie ont déclaré que l’Afrique ne devrait plus être un symbole de pauvreté et de troubles. Le continent devrait plutôt être considéré comme une destination florissante pour les investissements pour la communauté mondiale. Pour le président ghanéen John Dramani Mahama, malgré l’augmentation du PIB du pays (7% en 2013), la croissance du Ghana est entravée par le manque d’investissement dans le pays (1,5 milliards USD/an). Le Président Kagamé du Rwanda quant à lui, évoque les retombées positives pour les pays et les investisseurs étrangers. Ces derniers misent sur la croissance africaine en investissant notamment dans les infrastructures. Il souligne que si le réseau électrique africain est modernisé grâce au soutien de l’extérieur et qu’un pays africain peut exporter son énergie vers les pays voisins, cela bénéficiera au commerce mondial. Le chef de l’Etat éthiopien, Mulatu Teshome Wirtu, pour sa part, mentionne que son pays a réussi à se transformer grâce à plus de gouvernance d’entreprise dans le secteur public et à la lutte contre la corruption. Pour ces leaders, l’Afrique doit être vu non plus comme un continent de conflits, mais plutôt d’immenses opportunités de croissance.

« Huawei veut investir plus de 4 milliards $ en Afrique dans les 3 prochaines années »

Lu sur Agence Ecofin

Lors du Forum de Londres sur l’ultra-large bande tenue le 24 septembre 2014 sous le thème «Dream Broader, Band Together», l’équipementier télécom chinois Huawei a manifesté son intention d’investir en Afrique. En effet, Huawei souhaite investir plus de 4 milliards USD dans la recherche et le développement de la technologie large bande fixe en Afrique. Cet investissement prévu pour les trois prochaines années, ciblera les produits et solutions qui apporteront aux clients une meilleure expérience de service. Ce financement permettra de développer des avancées technologiques et d’aider les clients à accroître leur compétitivité et diminuer les coûts d’exploitation globaux. Le président de la région Afrique orientale et australe chez Huawei, Li Peng, a mentionné que l’équipementier a l’intention de travailler en étroite collaboration avec des partenaires stratégiques et innover sans cesse pour améliorer le village mondial de communication.

La Rédaction

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