(Africa Diligence) Notre sélection de la semaine sur les matières premières en Afrique : les mines de platine redémarrent en Afrique du Sud ; l’agriculture focalise les attentions au 23e Sommet de l’UA en Guinée Equatoriale ; le secteur agricole constitue le levier de croissance au Maroc ; le groupe pétrolier italien Eni va investir 1,5 milliard USD au Congo ; la caféiculture opère une relance au Cameroun ; les productions de l’or et du manganèse vont augmenter en 2014 en Côte d’Ivoire et les exportations de fruits et légumes seront en hausse en 2014 à Maurice.

« Grèves en Afrique du Sud : les mineurs reprennent le travail »

Lu sur Le Monde

Des milliers de mineurs sud-africains ont repris le travail ce mercredi 24 juin 2014, après cinq mois de grève. C’est près de 70 000 travailleurs qui avaient cessé le travail dans les mines de platine, dont l’Afrique du Sud détient 80% des réserves mondiales. La production de platine ne va pas reprendre immédiatement, les mineurs doivent d’abord passer un contrôle médical et les installations minières doivent être remises en état de marche après cet arrêt de très longue durée. Les trois grands producteurs de platine, Anglo America Platinum (Amplats), Impala Platinum (Implats) et Lonmin ont accepté d’octroyer de fortes augmentations, notamment pour les plus bas salaires, réparties sur les trois prochaines années.

« L’agriculture au menu du 23e Sommet de l’Union africaine »

Lu sur RFI

Le sommet de l’Union africaine (UA) qui s’est ouvert le 20 juin 2014 à Malabo en Guinée équatoriale, avait pour but de donner une nouvelle impulsion à ce secteur essentiel de l’économie africaine. L’agriculture est le premier moyen de subsistance en Afrique (17% du PIB). Investir dans ce domaine pour les 54 pays de l’UA permet à la fois de pérenniser les emplois et de réduire la faim et la pauvreté, premier Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD). Le document de travail « concept note » du sommet de Malabo rappelle que 2014 est aussi l’« Année de l’agriculture et de la sécurité alimentaire en Afrique ». Se déroulant dix ans, après le lancement du Plan détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA/Nepad) qui avait pour objectif d’aider les pays africains à atteindre le taux de croissance agricole de 6% par an, le sommet de Malabo peut difficilement faire l’économie du bilan des avancées et reculs enregistrés par l’ensemble du continent dans ce secteur au cours de la décennie écoulée.

« Maroc : quand l’agriculture va, tout va »

Lu sur Africa Diligence

Bien que le secteur des services soit prédominant (55,8% du PIB en 2012), l’économie marocaine s’appuie fortement sur son secteur agricole en plein essor. En 2013, le taux de croissance s’est établi à 4,7%, contre 2,7% en 2012, en raison principalement de la hausse de 20,4% de la valeur ajoutée du secteur primaire. Cette performance est imputable en particulier à la bonne vitalité de l’agriculture. Il dispose d’importantes ressources minières, les phosphates sont sa richesse principale. Le Maroc est d’ailleurs le premier producteur et exportateur mondial de phosphates et il détiendrait les trois quarts des réserves mondiales. Sur le plan énergétique, le pays détient des réserves en gaz naturel estimées à 292 milliards de m3. Ces réserves pourraient atteindre les 776 milliards de m3.

« Pétrole : Eni va investir 1,5 milliard USD en 2014 »

Lu sur Xinhua

Le groupe pétrolier italien Eni a annoncé mardi 24 juin 2014 à Brazzaville, sa décision d’investir 1,5 milliard USD pour l’exploitation à la fin de cette année, d’importants gisements découverts au Congo. Eni a effectué d’importantes découvertes d’hydrocarbures dans le Bloc Marine XII, à 17 km au large des côtes congolaises. Le champ de Néné Marine contiendrait plus de 2 milliards de barils et plus de 30 milliards de m3 de gaz. Le début de la production de ce puits est prévu pour la fin de cette année 2014. Présent au Congo depuis 1968, Eni Congo produit quelque 105 000 barils de brut par jour. Il est le deuxième opérateur pétrolier au Congo, après le groupe français Total.

« Café camerounais : Défis et perspectives »

Lu sur Journal du Cameroun

Tombée au plus bas à quelques 18 000 tonnes de commercialisation en 2013 contre 156 000 tonnes en 1986 et la plaçant au 8e rang mondial, la caféiculture camerounaise tente d’opérer une relance faite d’amélioration de la production et de la productivité. Le manque d’enthousiasme manifesté par les producteurs à cause d’un marché miné par des acheteurs sans scrupules en est la cause. Comme solution à ce problème, le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC) a initié un Programme d’urgence de relance ciblée de la caféiculture (Purc-café) axé sur les jeunes, qui vise à aménager dans trois bassins de production pilotes (à l’Ouest du pays, au Littoral et à l’Est) de 3 600 hectares de nouvelles plantations de caféier. Ces nouvelles plantations sont censées offrir à la production nationale 3 600 tonnes supplémentaires de café vert, à raison d’une tonne à l’hectare.

« Côte d’Ivoire : une croissance de production de 10 et 18% projetée sur l’or et le manganèse en 2014 »

Lu sur Agence Ecofin

Les productions d’or et du manganèse connaitront une embellie avec des augmentations qui atteindront respectivement 10% et 18% en 2014. Grace à ses quatre mines d’or que possède la Côte d’Ivoire (Tongon-Ity-Bonikro-Agbaou), la production d’or devrait passer de 15,5 tonnes en 2013 pour ainsi atteindre 17 tonnes en 2014. Pour le manganèse, dont le gisement le plus important est situé à Lauzoua, dans la région de Grand-Lahou (Sud), la performance réalisée en 2013 était de 245 499 tonnes. L’objectif de production pour 2014 est de 300 000 tonnes. C’est cette vision que devront traduire les acteurs du secteur minier parmi lesquels figurent la compagnie Endeavour Mining, active sur l’or à Agbaou, Randgold sur l’or à Tongon, La Mancha sur l’or à Ity et Dharni Sampda Private Ltd sur le manganèse à Bondoukou.

« Maurice compte exporter 2500 tonnes de fruits et légumes cette année »

Lu sur Africatime

Avec la diversification agricole, des planteurs ont abandonné la canne à sucre pour se tourner vers la culture de fruits destinés à l’exportation. La production au plan local est meilleure par rapport aux dernières années. Les produits frais qui s’exportent avec succès sont : l’ananas ‘Victoria’, le letchi, le fruit de la passion, le piment et le capsicum, le fruit à pain, le jaques, l’avocat et la papaye pour les fruits et légumes et l’anthurium pour les fleurs. Les principaux marchés sont la France (67,8%) et les Pays-Bas (11,1%) suivi de la Suisse, la Belgique, et le Royaume-Uni. Grâce à ce marché en plein essor, Maurice compte exporter un peu plus de 2500 tonnes de fruits et légumes. Le gouvernement soutient le développement et la croissance du secteur agro. L’agrobusiness en un pilier important dans le business d’exportation de Maurice. Ainsi, un large éventail de mesures a été annoncé dans le budget 2014, afin de booster ce secteur.

La Rédaction

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