(Africa Diligence) Notre sélection de la semaine sur les matières premières en Afrique : une joint-venture pour l’exploitation du manganèse au Gabon, l’agriculture dans la transformation de l’Afrique au 23e sommet de l’UA, la fin de la crise pétrolière en Libye, la baisse des exportations du bois au Ghana, l’arrêt des importations de gasoil en Algérie, la très grande diversité des ressources naturelles du Cameroun et la promotion de la pêche et de l’aquaculture en Afrique.

« Le Gabon crée une joint-venture sur le manganèse avec une société basée à Dubaï »

Lu sur Xinhua

En vue de l’exploitation du gisement de manganèse d’Okondja, dans le sud-est du Gabon, une joint-venture a été créée vendredi 27 juin 2014, entre l’entreprise d’Etat gabonaise SEM (Société Equatoriale des Mines) et la compagnie minière Navodaya Trading, basée à Dubaï. Cette co-entreprise, baptisée Gabon Manganèse et Ferro-Alloys (GMFA) est détenue à 85% par Novadaya Trading DMCC et 15% par la SEM, une société de l’Etat gabonais. La GMFA aura pour tâches principales la prospection, l’exploration et l’exploitation minière du gisement de manganèse. Ce gisement avait été découvert il y a environ dix ans par la compagnie brésilienne CRVD, qui a estimé ses réserves à 27 millions de tonnes d’une teneur en manganèse se situant entre 35% et 40%. Le Gabon est actuellement le 2e producteur mondial de manganèse avec entre 3,5 et 4 millions de tonnes/an. La production est assurée par le groupe français Eramet via la Compagnie minière de l’Ogooué (COMILOG), sa filiale gabonaise.

« UA – Appel à un rôle accru de l’agriculture dans la transformation de l’Afrique et hommage à l’initiative Africa50 de la BAD »

Lu sur Afropages

S’exprimant lors du 23e Sommet de l’Union africaine (UA) en Guinée équatoriale, les dirigeants africains ont appelé à un rôle accru de l’agriculture dans la transformation de l’Afrique, se faisant ainsi l’écho des directions stratégiques que la Banque africaine de développement (BAD) a adopté dans sa Stratégie 2013-2022. La transformation de l’Afrique, grâce à l’amélioration de l’agriculture est au cœur de cette stratégie, notamment grâce à la création du Fonds Africa50 de la BAD. Aly Abou-Sabaa, vice-président de la BAD chargé de l’agriculture, de l’eau, du développement humain, de la gouvernance et des ressources naturelles, en est convaincu : la Banque a mis en place le cadre approprié pour mettre en œuvre la plupart des engagements de l’Union africaine en faveur d’une croissance accélérée de l’agriculture africaine et de ses objectifs de transformation 2025. Aly Abou-Sabaa a également esquissé une série de recommandations (9 au total), en vue d’assurer la transformation à long terme de l’agriculture africaine, pour une prospérité partagée et l’amélioration des revenus des agriculteurs.

« Libye : la crise pétrolière est terminée »

Lu sur Afrique Inside

Il aura fallu un an aux autorités libyennes pour remettre la main sur la totalité des installations pétrolières du pays. Il s’agit des terminaux de Ras Lanouf (200 000 b/j) et d’al-Sedra (350 000 b/j). Si ces déblocages sont une bonne nouvelle pour les libyens qui ont déjà perdu plus de 14 milliards USD en quelques mois en raison du manque d’exportation, c’est également un point positif pour les occidentaux et en particulier les européens qui importent les hydrocarbures de façon très importante. A cause de ces blocages, la Libye n’a produit que 993 000 b/j alors que les prévisions basses étaient pourtant de 1,5 million de b/j. Il faut retenir que la Libye dépend et vit presque entièrement des recettes liées aux hydrocarbures et cette dépendance vient directement frapper la croissance.

« Ghana : performances mitigées pour le secteur du bois au terme des 4 premiers mois de 2014 »

Lu sur Agence Ecofin

Les exportations ghanéennes de produits du bois sur les quatre premiers mois de 2014 ont enregistré une chute de 20% en volume et de 8% en valeur par rapport à l’année dernière. La raison de cette contre-performance réside dans la baisse notable des exportations de produits de la transformation secondaire du bois (SWP) qui, avec 69 176 mètres cube ne comptent plus que pour 83% des exportations totales de bois du pays, contre 90% un an auparavant. Selon l’organisation internationale du commerce du bois (ITTO), le Ghana a exporté 83 454 mètres cube de produits du bois qui ont générés 33,80 millions d’euros. Ces exportations des produits du bois sont destinées au marché européen avec 40% des achats, suivi de l’Afrique avec 31%, de l’Asie avec 14%, et le reste étant répartis entre les Etats-Unis, le Moyen-Orient et l’Océanie.

« Raffinage : L’importation de gasoil cessera en 2015 »

Lu sur El-Watan

L’Algérie importait près de 2 millions de tonnes de gasoil et 500 000 tonnes d’essence/an. Tandis que le marché algérien consomme actuellement environ 8 millions de tonnes de gasoil/an et 3 millions de tonnes/an d’essence sous trois formes de produits : normale, super et sans plomb. Avec le fonctionnement attendu, à plein régime, des raffineries de Skikda et d’Arzew réhabilitées grâce à un programme spécifique, l’Algérie cessera d’importer du gasoil d’ici la fin de l’année en cours et à partir de 2015 (selon une source du groupe Sonatrach). Grâce à ce programme de rénovation des raffineries, la production de gasoil sera assurée avec un excédent de plus de 3 millions de tonnes/an qui rehaussera la production globale de Sonatrach à 10 millions de tonnes/an. Globalement, l’outil de raffinage en Algérie dispose actuellement de cinq raffineries en cours d’exploitation à Alger, Arzew, Skikda, Hassi Messaoud et Adrar. La capacité de traitement annuelle s’élève à 27 millions de tonnes.

« Cameroun, paradis des matières premières »

Lu sur Africa Diligence

Pays à revenu intermédiaire, le Cameroun a connu en 2013, une croissance de 4,9 % et son économie est la plus diversifiée de la région.Le secteur primaire constitue 20% du PIB en 2013. les principales exportations portent sur le bois (6% au PIB), le café, le cacao (2% du PIB et 5e producteur mondial), le coton, le tabac, le palmier à huile, la canne à sucre, le caoutchouc et la banane (6% au PIB). Le secteur secondaire (31% du PIB) est impressionnant avec ses trois grands pôles : i) le secteur énergétique dont le potentiel électrique est estimé à 20 000 MW, soit plus de 115 milliards de KWh ; ii) le secteur des hydrocarbures (gaz et pétrole), dont les productions sont de 4343,4 millions de pieds cubes pour le gaz naturel et de 8,82 millions de barils de pétrole brut (en hausse de 24,5%) ; et iii) le secteur minier avec entre autres : la bauxite (plus de 1 milliard de tonnes), le fer (au moins 10 milliards de tonnes), le diamant (3 millions de tonnes), le nickel (800 000 tonnes). On y retrouve également des indices d’Uranium de Poli, Teubang et Lolodorf ; la cassitérite de Mayo Darle ; l’or des régions de l’Est et du Nord ; les saphirs et pierres précieuses de l’Adamoua, de l’Est, Nord-Ouest et du bassin de Mamfe au Sud-ouest.

« Promotion de la pêche et de l’aquaculture en Afrique : Les acteurs veulent mettre en place une Alliance panafricaine »

Lu sur Le Soleil online

L’Afrique perd chaque année entre 2 et 5 milliards USD en raison de la mauvaise gestion du secteur de la pêche. Ainsi, l’Union africaine (UA), à travers l’Agence du Nepad et de l’UA-BIRA, a lancé un processus pour élaborer un cadre de politique pour la gouvernance des pêcheries sur le continent. Les acteurs de la pêche sont venus de tous les pays d’Afrique, mais aussi d’Angleterre et des Etats-Unis, pour participer au forum sur la pêche et l’aquaculture, tenu les 26 et 27 juin 2014 à Dakar. L’objectif de cette rencontre est de permettre aux acteurs non étatiques intervenant dans la pêche et l’aquaculture en Afrique, d’apporter des contributions concrètes. L’exploitation des produits de la pêche apporte des devises pour certaines économies nationales. Elle constitue un levier important d’impulsion à la croissance économique, mesurée par le PIB. Les réformes initiées par l’UA et ses bras techniques à savoir le Bureau internationale des ressources animales (BIRA) et l’Agence du Nepad, suscitent un énorme espoir pour inscrire définitivement et durablement les secteurs halieutiques en Afrique dans une perspective nouvelle de gouvernance.

La Rédaction

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