(Africa Diligence) Notre sélection de l’actualité des matières premières en Afrique : boom économique en Ethiopie, baisse de la production de l’huile d’olive en Tunisie, croissance agricole au Bénin, dégringolade du café au Burundi, paralysie de l’industrie du platine en Afrique du Sud, invasion des cultures OGM en Afrique et relance du marché de la bauxite en Guinée.

« Ethiopie, l’impulsion économique de l’or et du café »

Lu sur Africa Diligence

Le secteur agricole en Ethiopie représente environ 70%. Le pays produit des céréales (maïs, orge, sorgho, blé, teff et millet), des légumineuses (pois chiche, haricots), des oléagineuses (tournesol, carthame), du colza, du khat, du coton et de la canne à sucre. La culture du café, principal produit d’exportation, assure à elle seule 35% des exportations. Pour rappel, l’Éthiopie est le 1er producteur africain d’arabica. Le pays a engrangé 840 millions USD de revenus en 2010. En ce qui concerne le secteur minier, l’Ethiopie possède de vastes réserves de minéraux d’or, de tantale, de potasse, de platine et de cuivre. On estime actuellement le revenu de ces gisements à 17,6 milliards USD. L’or est le principal minerai exporté. Les montants perçus en matière d’exportations aurifères ont atteint 602 millions USD en 2012. Les réserves du plus important des gisements explorés, celui d’Okote, sont estimées à 550 tonnes. Il pourrait générer 4 milliards USD sur une période de vingt ans.

« Tunisie : les exportations d’huile d’olive en une chute libre depuis janvier »

Lu sur Tuni Business

La production tunisienne d’huile d’olive a diminué de plus de 63% passant de 220 000 tonnes, pendant la saison dernière, à 80 000 tonnes au cours de la saison précédente. Cette chute de la production d’olives a automatiquement  provoqué une baisse des exportations de l’huile d’olive de 73%. Ainsi, les quantités exportées de novembre 2013 jusqu’à février 2014 ne débordent presque pas les 17 000 tonnes, contre 64 000 tonnes par rapport à la même période de la campagne précédente. Lors des deux premiers mois de l’année 2014, les recettes des exportations d’huile d’olive qui s’élèvent à 45,4 millions de dinars ont reculé de 79,7% soit 224,1 millions de dinars par rapport à la même période de 2013. Cette chute remarquable s’explique par une pluviométrie insuffisante et des maladies affectant l’olivier.

« Bénin : Accroissement de la production agricole au cours de la campagne 2013-2014 »

Lu sur Afriquinfos

La production agricole béninoise a connu un accroissement au cours de la campagne 2013-2014, passant de 9 543 308 tonnes pour la campagne écoulée à plus 9 637 462 tonnes. Une augmentation due aux mesures d’incitations prises par le gouvernement en faveur des producteurs. Le Bénin a récolté 1,74 millions de tonnes de produits céréaliers contre 1,65 million de tonnes lors de la campagne précédente, soit un accroissement de 5,35% ; 7,1 millions de tonnes de tubercules et de racines, soit une augmentation de 8,85%. La production des légumineuses quant à elle, est passée de 199 600 tonnes en 2013 à 363 800 tonnes en 2014, soit une augmentation de 82,26%. La production cotonnière n’est pas en reste, à la fin de la campagne, elle passe de 307 362 tonnes à 240 000 tonnes, ce qui représente un accroissement de 28%.

« En chute de 52% l’an dernier, la production burundaise de café poursuit son déclin »

Lu sur Agence Ecofin

Pays essentiellement agricole, la plus petite économie d’Afrique orientale tire environ le tiers de son produit intérieur brut (PIB) évalué à 2,5 milliards USD de l’agriculture, principalement de la production de thé et de café. Le Burundi a vu sa production de café chuter de 52% au terme de la dernière saison, la récolte est passée de 23 000 tonnes durant la campagne 2012-2013 à 11 000 tonnes durant la campagne écoulée, générant un revenu de 107,1 millions USD contre 126,6 millions USD. Le gouvernement a pris des mesures qui parviendront à coup sûr à remettre la production sur les rails et à lui permettre de retrouver son lustre des années 90, soit une production de 40 000 tonnes.

« Afrique du Sud : nouvelle offre soumise au syndicat du platine »

Lu sur SlateAfrique

Le secteur du platine en Afrique du Sud est paralysé depuis le 23 janvier 2014. A l’origine, une augmentation de salaire réclamé par AMCU (Association of Mineworkers and Construction Union). AMCU réclame que le salaire de base mensuel des mineurs soitdoublé à 12 500 rands (880 euros) soit une hausse de 7,5%. Les trois géants miniers quant à eux, proposent d’arriver à une telle somme en trois ans,primes et avantages compris. Une nouvelle proposition a été mise sur la table par le ministère des Mines dans l’espoir de décanter cette situation qui pèse lourd sur l’économie sud-africaine (pertes de 667 millions d’euros) avec un recul de 0,6% du PIB au 1er trimestre 2014, et a déjà couté la vie à sept personnes.

« Et si l’Afrique était partie pour être l’eldorado des organismes génétiquement modifiés »

Lu sur Le point Afrique

L’un après l’autre, les pays africains succombent au discours en faveur des biotechnologies, au granddamde nombreux observateurs. Dans son dernier rapport, International Service for the Acquisition of Agri-Biotech Applications (ISAAA), organisation pro-OGM, indique que sept pays africains supplémentaires ont réalisé en 2013 des essais en plein champ de nouvelles cultures transgéniques (coton, maïs, banane, patate douce et niébé). Il s’agit du Cameroun, de l’Égypte, du Ghana, du Kenya, du Malawi, du Nigeria et de l’Ouganda. Pour cette organisation, le manque de systèmes de régulation scientifique appropriés, continue d’être un frein majeur à l’adoption des OGM en Afrique. Aujourd’hui en Afrique de l’Ouest, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union économique et monétaire d’Afrique de l’Ouest (UEMOA) et le Comité inter-État pour le contrôle de la sécheresse au Sahel (CILSS) travaillent pour établir un cadre de biosécurité régional commun pour tous les pays de la sous-région. Pour les anti-OGM, les États-Unis encouragent les États africains à aller vers les OGM…

« La bauxite de Guinée profite de l’embargo indonésien »

Lu sur RFI

L’embargo de l’Indonésie sur ses exportations de minerais bruts pour contraindre les groupes miniers à les transformer sur le sol indonésien est en train de réveiller les marchés de l’aluminium et de la bauxite. L’Indonésie était jusqu’à l’embargo le 1er exportateur mondial de bauxite, elle fournissait 70% des besoins chinois. L’embargo indonésien sur sa bauxite est une bonne nouvelle pour la Guinée car, le mercredi 4 juin 2014, le plus grand producteur privé d’aluminium en Chine, Hongqiao, annonçait avoir conclu un accord pour développer et exploiter pendant 25 ans des réserves de bauxite en Guinée. Pour rappel, la Guinée possède les plus grandes réserves au monde de bauxite, un minerai servant à fabriquer l’aluminium.

La Rédaction

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