[Africa Diligence] En 2014, les fonds de capital-investissement ont injecté 8,1 milliards de dollars dans les entreprises africaines. C’est le second plus haut niveau jamais atteint depuis les 8,3 milliards de dollars engagés en 2007. Les nouvelles statistiques dévoilées par l’African Private Equity and Venture Capital Association (AVCA) confirment la place de l’Afrique dans les radars des acteurs anglo-saxons du capital-investissement.

Selon les analystes de Knowdys Consulting Group, leader du conseil en intelligence économique en Afrique subsaharienne, le succès de l’Afrique auprès des fonds anglo-saxons provient en partie de leur habilité à bien distinguer les risques réels des risques perçus.

Cette aptitude passe par les commandes d’études pointues réalisées par des cabinets africains ayant une parfaite maîtrise des réalités africaines. Selon Guy Gweth, fondateur du groupe Knowdys, « les investisseurs anglo-saxons surfent à moyen-long terme sur le formidable potentiel de croissance de l’Afrique, une croissance portée par la démographie, les réformes dans l’environnement des affaires, la percée du mobile et l’augmentation du pouvoir d’achat des classes moyennes. »

Les Télécoms font la course en tête parmi les secteurs d’activité les plus rentables sur le continent comme en témoignent les opérations réalisées au cours des derniers mois. Entre 2007 et 2014, 25% des investissements enregistrés par l’AVCA sont allés aux Télécoms. Basé dans la capitale américaine, Emerging Capital Partners, a par exemple, mobilisé 3,15 milliards de dollars en faveur de l’opérateur mobile IHS crée en 2001.

Parmi les autres secteurs performants, on note les services financiers, l’énergie, les infrastructures, la santé, l’agroalimentaire et les ressources naturelles. Carlyle Group a, par exemple, investi 147 millions de dollars au Nigeria via la Diamond Bank, et KKR a investi 200 millions de dollars dans une entreprise éthiopienne, pour ne citer que ces exemples.

Entrainée par le Nigeria, l’Afrique de l’Ouest a attiré 25% des investissements de Private Equity, talonnée par l’Afrique du Sud à 24%, d’après les dernières données de l’AVCA.

C’est dans ce contexte que l’Association française des investisseurs pour la croissance (AFIC), français a annoncé la création d’un « club Afrique » dédié au capital-investissement à la mi- mars 2015.
Pour les analystes de Knowdys, « l’Afrique ne sortira pas des radars du capital-investissement, pendant plusieurs décennies si les réformes attendues des États africains sont accélérées. »

Sanaa Benjelloun

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici