[Africa Diligence] Le pays connait un boom économique grâce à son exploitation pétrolière et ses ressources en diamant. Cependant notons quand même que le marché angolais regorge d’opportunités malgré l’impact de la crise du prix du baril du pétrole. Ce marché demeure très convoité. Conscient de ce potentiel hors secteur pétrolier, l’État décide par exemple de mettre en place en décembre un plan directeur de la ville de Luanda jusqu’en 2030 dans les domaines de l’eau, de l’électricité, du transport urbain, des déchets et des infrastructures.

Le secteur de la construction et du bâtiment est extrêmement large. Il va des entreprises spécialistes en traitement des matières premières comme l’aluminium ou le ciment, aux artisans comme les serruriers, menuisiers et plombiers. Quel que soit le corps de métier que vous recherchez dans la construction ou le bâtiment. Artisans (serruriers, plombiers…), spécialistes des matériaux de construction, travaux de génie civil etc.

 L’Angola est en chantier permanent de la capitale aux provinces.  Ses principales villes sont aujourd’hui reliées entre elles par des axes routiers, ce qui n’était pas le cas en 2006. Au sud de la capitale, Kilamba, ville nouvelle est apparue en 2013, illustrant l’ampleur des nombreux projets de logements sociaux menés. Les investisseurs privés privilégient la verticalité des immeubles dans le centre de Luanda et les condominiums dans la périphérie des grandes villes. Notons que le secteur de la construction en Angola est devenu le deuxième marché de la France en Afrique Australe, témoignant ainsi de l’intérêt des grands acteurs français de ce secteur.

Depuis la fin de la guerre civile en 2002, le pays est en pleine reconstruction. De grands projets d’aménagement urbain et de réhabilitation des infrastructures sont en cours. C’est le cas de celui du Groupe Escom qui est entré dans le secteur de l’immobilier suite à la construction du bâtiment Edifício Escom, au Luanda. Cette construction, commencée en 2006, est composée de 25 étages et d’une surface constructible de 50 000 m2. Il se situe dans l’un des quartiers les plus riches de la ville, à côté du Kinaxixe, dont le coût total a avoisiné 115 millions de dollars.  Dans les prévisions, d’ici 2017, un million de logements devront être construits dans le cadre du Plan national de développement mis en place par l’Etat. Ce plan qui demande un investissement d’un montant de 46 milliards d’euros doit permettre la réalisation d’environ 400 projets. Par ailleurs, malgré que le pays soit en chantier, les matériaux de construction ne sont pas pour la majorité produite localement. Ainsi, en 2014, le directeur de Business France Angola (l’agence pour l’accompagnement international des entreprises françaises), Xavier Chatte-Ruols, affirme que « L’Angola offre un gisement d’affaires considérable pour les années à venir. La France a une grande carte à jouer mais la prospection de ce marché peut être longue et difficile. D’autre part, les importations de matériels et d’équipement de travaux publics en Angola, selon cette agence, étaient estimées à un milliard de dollars en 2014.

Depuis quelques années, nous assistons à une hausse des investissements publics, en particulier dans le secteur des transports (lignes ferroviaires, aéroports…). Cela pourrait contribuer à soutenir l’activité de la construction et des services. Le secteur des transports connait un véritable essor en Angola. C’est dans ce contexte que l’État prévoit 123 projets pour un investissement de 17,7 milliards d’euros d’axes routiers et ferroviaires avec les réseaux de Zambie et de Namibie et d’infrastructures portuaires. La capitale espère bientôt se munir d’un train rapide et de trois lignes de Réseau Express Régional (RER), dont une pour relier le nouvel aéroport, à 40 km de la capitale.

Dans la même optique, en 2015, dans ses grands programmes d’infrastructures, l’État a prévu un budget de 6 milliards de dollars, pour mener à bien plusieurs objectifs :

  • La mise en place de programmes d’urbanisme (extension du programme de rénovation urbaine et création de nouvelles centralités urbaines)
  • La création de chaînes de valeur dans le secteur de la construction (production de matériels de construction, exploitation des pierres, etc.)
  • L’amélioration de la circulation des personnes et des véhicules.
  • La construction des corridors routiers et ferrés structurants, équipements sociaux et édifices publics, infrastructures intégrées (ports, aéroports, campus universitaires, grands ouvrages d’ingénierie (barrages, protection du littoral, etc.).

Même si 4000 entreprises françaises exportent chaque année leurs biens et services en Angola, la France est classée comme le huitième fournisseur du pays en 2016, et le troisième en investissement directs à l’étranger après la Chine et les États-Unis.

Il serait également intéressant de souligner que pendant de longues années, le Portugal, ancienne métropole de la colonie angolaise, focalisait ses investissements dans les ressources pétrolières et minières. Mais depuis peu, ce dernier a décidé de s’intéresser au secteur de la construction en Angola, même si la Chine demeure aujourd’hui le principal acteur étranger de ce secteur

La Rédaction

 

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