[Africa Diligence] En Zambie, 8ème producteur mondial de cuivre, le groupe canadien Barrick Gold a décidé de réagir à la hausse d’impôt. Il s’apprête à supprimer 4.000 emplois à la mine de cuivre de Lumwana. Mais Lusaka ne l’entend ainsi. Le cuivre est utilisé dans la plomberie, le chauffage et le câblage en électricité et télécoms. 30% du PIB zambien sont en jeu.

Le président Edgar Lungu a assuré que le gouvernement ne permettrait pas qu’un seul emploi minier soit perdu et a donné des instructions en ce sens au ministre des Mines pour s’assurer que l’activité à la mine de Lumwana soit placée en maintenance, selon ce communiqué.

Les services du président ont précisé que le gouvernement cherchait à nouer un partenariat technique stratégique pour s’associer avec la compagnie d’investissement minière ZCCM-IH pour garder le site ouvert.

Dans ce pays d’Afrique australe dont la première richesse est le cuivre, le gouvernement a relevé au 1er janvier de 6% à 20% le montant des taxes sur les mines, au grand désarroi des compagnies minières déjà touchées par la chute des cours des matières premières.

Depuis, le groupe basé à Toronto a annoncé qu’il voulait suspendre l’activité et qu’il commencerait à renvoyer les mineurs chez eux le 1er mars. Devant cette menace, environ la moitié de la main d’œuvre de la mine de Lumwana a débrayé et organisé un sit-in lundi.

Plus de 2.000 employés syndiqués se sont mis en grève, a déclaré à l’AFP un de leurs représentants qui a requis l’anonymat, de crainte de mesures de rétorsion. Ils veulent savoir de quoi demain sera fait, a ajouté cet employé contacté par téléphone sur le site minier, situé à environ 800 km au nord-ouest de Lusaka.

La Zambie est le 8ème producteur mondial de cuivre, un métal utilisé notamment en plomberie, chauffage, et pour le câblage en électricité ou télécommunications. La Chambre des mines (patronat) estime que si le gouvernement persiste à maintenir la taxe de 20%, ce sont 7 milliards de dollars (6,2 milliards d’euros) que le pays pourrait perdre dans les cinq prochaines années, soit 30% du PIB. Et dès cette année, 12.000 emplois seraient menacés dans un pays où la jeunesse manque cruellement de débouchés, selon cet organisme patronal.

(Avec AFP)

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