(Africa Diligence) Le Gabon est un petit pays de l’Afrique centrale. L’économie gabonaise repose essentiellement sur les matières premières et l’industrie forestière. C’est le quatrième producteur de pétrole d’Afrique sub-saharienne. Pour les experts en intelligence économique d’Africa Diligence, avec ses richesses combinées à son ouverture sur l’Océan Atlantique, le pays est sur la voie de l’émergence.

Le Gabon affiche de bons indicateurs économiques avec un taux de croissance de 5.9 % en 2013 et un taux d’inflation de 0.5 %. Cette croissance repose principalement sur le cours élevé du pétrole (le pays figurant parmi les plus importants producteurs subsahariens), la production de manganèse (4% du PIB) et de bois. Ces performances devraient encore s’améliorer dans les années qui suivent. Avec des prévisions de 6.7 % en 2014 et de 7.2 % en 2015, la croissance restera soutenue grâce au dynamisme des branches non-pétrolières : secteur forestier, minier, télécommunications et logement. L’activité sera alimentée par le plan d’investissements Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE) lancé par Ali Bongo. Celui-ci s’est fixé comme objectif de faire du Gabon une puissance émergente d’ici 2025. Ce plan est largement financé par les aides internationales mais aussi par les revenus du pétrole qui, bien que déclinant, demeurent la principale source de recettes de l’Etat.

En effet la production pétrolière gabonaise a atteint son pic en 1997 et devrait s’élever en 2014 seulement à 83 millions de barils contre 89 en 2012. Afin d’anticiper la baisse prévue des recettes liées au pétrole, une modernisation des puits existant est en cours de réalisation et de nouveaux projets d’extraction offshores sont annoncés dans les années à venir dans le golfe de Guinée. En janvier 2013, la compagnie d’exploration australienne Pura Vida Energy a acquis une participation à hauteur de 80 % dans le bloc offshore Nkembe, qui pourrait présenter d’importantes réserves pré salifères. Le gouvernement a de nouveau attribué treize blocs offshore à onze entreprises différentes en octobre. On peut citer entre autres : Ophir Energy (4 blocs : A-3, A-4, A-5 et A-6), Impact (1 bloc : D-14), Repsol et Exxon Mobil (1 bloc : E-13). Le gouvernement s’est fixé comme objectif de doubler la production d’ici cinq à sept ans. Ainsi, les exportations se maintiendront à un haut niveau grâce à l’exploitation pétrolière, minière et forestière et ce, malgré une légère baisse attendue du cours des hydrocarbures en 2014.

Le but de cette politique d’investissements est de diversifier l’économie et de moderniser les infrastructures du pays. Aussi, une nouvelle zone économique spéciale a été créée en septembre 2011 à Nkok afin d’attirer les investisseurs étrangers. Elle devrait totalement être opérationnelle en 2014.

Le Gabon devrait de nouveau connaître un léger déficit budgétaire sur l’année 2014 après des années de surplus. Ce changement de situation s’explique par le coût du projet d’investissements PSGE. La dette publique, bien qu’en légère hausse ces dernières années, se maintiendrait à des niveaux maîtrisés. De plus, le Gabon a émis de nouvelles obligations souveraines (eurobound) en décembre 2013 pour un montant de 1,5 milliard de dollars US. Cette action permet de renforcer la crédibilité financière du pays et de souligner sa confiance en son attractivité. En outre, la balance courante reste excédentaire. Le solde fléchira légèrement étant donné la légère baisse prévue des cours des matières premières qui comptent pour près de 90 % des exportations. En revanche, le secteur bancaire est correctement capitalisé, liquide et rentable, le taux de créance douteuse étant très faible.

(Knowdys Database, avec la Banque mondiale, le FMI et Coface)

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