[Africa Diligence] Doté d’un sous-sol riche en minerais, la patrie du panafricaniste Kwame Nkrumah suscite l’intérêt croissant des investisseurs internationaux. En réponse, Accra a pris plusieurs mesures au cours des dernières années dans le but de transformer cet attrait en développement inclusif. L’or dans les yeux, le Ghana est l’une des destinations les plus séduisantes pour investir en Afrique.

Un sous-sol riche et attractif

Le Ghana est principalement réputé pour l’abondance de ses ressources naturelles. Son sous-sol est riche en minerais et pierres précieuses, notamment en or, dont il est le deuxième producteur en Afrique, derrière l’Afrique du Sud. Il regorge également de bauxite, d’aluminium, de manganèse, de diamants, du bois et du pétrole.

Avec une situation politique stable et l’instauration d’un climat favorable à l’investissement, le Ghana est devenu la place de choix pour les investisseurs. Ces derniers peuvent bénéficier des ressources naturelles dont dispose le pays et profiter pleinement des débouchés commerciaux qu’offre le marché domestique. Membre de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Ghana ouvre un accès direct à 300 millions de consommateurs.

Un marché ouvert aux investisseurs

Le Ghana est un marché ouvert aux échanges et aux investissements. L’acte de promotion des investissements du pays daté de 1994, garantit aux investisseurs étrangers la liberté d’établir des entreprises dans de secteurs potentiellement lucratifs tels que : le gaz naturel, les projets d’hydro-électricité, les projets agricoles, la transformation alimentaire, les agrochimiques, les pharmaceutiques et la technologie de l’information.

En outre, le Code des investissements ghanéen protège les investisseurs contre toute expropriation et toute nationalisation. Promulguée en 2013, la loi portant création du Centre de promotion des investissements fournit des garanties, y compris l’interdiction de la discrimination à toutes les entreprises. Les investisseurs étrangers ne sont pas tenus d’avoir des partenaires locaux, sauf dans les industries extractives, d’assurance et de la pêche. Grâce à l’environnement stable dont bénéficie le pays, le Ghana est une destination favorable à l’investissement.

Des formalités qui donnent envie de s’y implanter

Pour encourager les investissements au sein du pays, le gouvernement a pris de nombreuses mesures et a remplacé le règlement perçu comme hostile aux investisseurs. La loi cadre de cette politique est la création de la Ghana Investment Promotion Centre (GIPC). Cette agence est chargée de la promotion, de la coordination et du suivi des activités d’investissements. Elle fournit les informations nécessaires à la création des entreprises dans le pays.

D’après le rapport Doing business 2015 de la Banque mondiale, le pays occupe la 96e place sur 189 pays malgré une perte de 3 places par rapport à 2014 (93e). D’après la Banque mondiale, la création d’une entreprise au Ghana se fait en 8 étapes sur une durée de 14 jours. Des formalités compétitives comparées à celles de la moyenne subsaharienne (7,8 étapes pour une durée totale de 27,3 jours). Le coût total de création y est également favorable (19,2% du revenu par habitant contre 56,2% pour la moyenne subsaharienne).

Au fil des années, le pays suscite un regain d’intérêt de la part des investisseurs étrangers et des entreprises. La Banque mondiale a calculé qu’en 2012, un total de 13 154 entreprises ont été nouvellement créées dans le pays, un chiffre pourtant en baisse par rapport à 2011 (15 649).

8 étapes pour créer son entreprise au Ghana

  1. Acquérir un numéro d’identification fiscale
  2. Vérifiez la disponibilité de nom de la société et présenter les documents de l’entreprise pour obtenir le certificat de constitution
  3. Authentifier les formulaires requis auprès d’un commissaire à l’assermentation pour obtenir le certificat de début des activités
  4. Obtenir du ministère registraire général le certificat pour démarrer ses activités
  5. Verser le capital requis dans un compte
  6. Faire une demande de licence d’exploitation auprès de l’Autorité métropolitaine
  7. Recevoir l’Autorité métropolitaine pour l’inspection des lieux de travail
  8. S’inscrire auprès de la sécurité sociale.

 (Avec Knowdys Database, BM et GIPC)

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