[Africa Diligence] C’est acté : la toute première raffinerie d’Ouganda sera l’œuvre d’un consortium russe. Le marché a été octroyé à Rostec qui détiendra 60% des parts de la structure ougandaise. Cette victoire est le résultat d’une âpre bataille qui a opposé le consortium russe au chinois CNPC, au britannique Petrofac, au sud-coréen SK Energy et au néerlandais Vitol.

L’investissement alloué à la construction de cette raffinerie est évalué à 3 milliards de dollars. Avec cette raffinerie, l’Ouganda espère produire du pétrole dans les prochaines années à une capacité de 60 000 barils par jour. « Il s’agit d’un projet d’une importance stratégique pour l’Ouganda qui n’a pas d’accès à la mer et dont l’économie est fortement dépendante des fournisseurs extérieurs », a souligné la holding publique russe Rostec dans un communiqué.

Le consortium russe mené par RT Global Ressources, la filiale de Rostec qui a remporté l’appel d’offres, va détenir 60% des parts dans la raffinerie Ougandaise. Les 40% restants iront au gouvernement ougandais. Le projet de RT Global Ressources prévoit des transferts de technologies russes et devrait être financé avec la participation, entre autres, des organisations financières de Corée du Sud, a précisé Rostec.

L’Ouganda a découvert en 2006 d’importantes réserves de brut dans le bassin du Lac Albert, le long de sa frontière occidentale avec la République démocratique du Congo (RDC), susceptibles de profondément modifier l’économie du pays et de doubler le revenu national. En 2014, le ministre des Finances, Maria Kiwanuka, tablait qu’après la construction de la raffinerie, le lancement de la production pouvait se faire dans les deux années suivantes.

Rostec prévoit qu’une fois que la raffinerie aura atteint sa pleine capacité, elle pourra approvisionner les pays voisins d’Afrique de l’Est et centrale qui manquent d’infrastructures.

La rédaction (avec Larissa Pougoue)

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