[Africa Diligence] L’intelligence artificielle a tout pour pouvoir se développer en Tunisie. Selon les analystes, c’est le levier de compétitivité qui permettra au pays de booster l’économie. C’est peut-être aussi  l’accélérateur qui fera oublier que le pays a fait l’impasse sur les deux premières révolutions : l’industrielle et la post-industrielle.

 Même si le monde d’aujourd’hui avance à toute vitesse, sommes-nous prêts, justement, à faire partie de ce monde où la technologie règne ? Tel est en partie le débat organisé par Alumni IHEC Carthage, au siège de l’IACE. Expert en économie numérique et politiques publiques, Mustapha Mezghani, dresse un état des lieux de l’intelligence artificielle, qui selon lui, sans se rendre compte, l’IA est omniprésente dans la vie de tous les jours, réseaux sociaux, etc. D’où la question est de savoir : qu’en est-il pour le cas de la Tunisie ? A cette interrogation, Mustapha Mezghani souligne, pour sa part : « Quand on parle de l’IA, on la voit comme étant la chose gardée des startups. Aujourd’hui, des petites entreprises déjà créées vont développer des produits à base d’IA et ce pour l’export ».

La Tunisie a tous les atouts pour être un acteur clé de l’IA et d’ajouter : « Tel est l’essence même du débat. La Tunisie a tous les atouts d’être un acteur clé de l’intelligence artificielle en tant que pays producteur. D’ailleurs, il ne faut pas non plus oublier que l’IA est un outil qui peut être au service des entreprises. Et ce dans le but d’améliorer la productivité des entreprises ». En clair, à travers ce débat, c’est pour montrer que l’avenir de demain passe essentiellement par les technologies numériques. Et pour montrer que l’IA est aussi un outil à la portée des entreprises tunisiennes. Ce qui peut leur permettre de s’améliorer en termes de compétitivité. La question qui se pose est : est-ce que la Tunisie a un avenir dans la voiture autonome ? Mustapha Mezghani avait écrit un article, sur ce sujet, dans le Manager : « Si la Tunisie était leader africain de la voiture électrique en 2030 ».

Il précise à cet égard : « La question qui se pose si la Tunisie serait un leader autonome en 2030, c’est d’autant plus possible, car ce ne sont pas les compétences qui manquent en Tunisie, mais il faut qu’on se positionne en tant que tel ». Par ailleurs, Amel Borgi, maîtresse de Conférences à l’Institut Supérieur d’Informatique, Application de la fouille de données et le traitement des connaissances imparfaites au service de l’entreprise, met l’accent sur l’intérêt de l’IA au sein du milieu universitaire. Elle conclut : « Nous avons plusieurs axes de recherches sur des thèmes comme l’analyse d’image, l’analyse et le concept formel… Mais ce qui manque aujourd’hui, à mon avis, c’est le manque de communication ainsi que le manque de connaissance entre l’entreprise et l’université. Un tel débat, aujourd’hui, va permettre de mieux connaître le milieu de l’entreprise pour établir ces échanges ».

L’Intelligence Artificielle est un levier formidable de la connaissance humaine. Beaucoup de faiseurs d’opinions politiques, académiques et du monde des affaires voient en l’IA l’avenir de demain. Ce qui est vrai aussi d’une part et d’autre part c’est que l’IA nous permet de découvrir des connaissances nouvelles. Alors, qu’attend la Tunisie pour être à temps !

La Rédaction (avec l’économiste maghrébin et TSS)

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