[Africa Diligence] Madagascar a franchi une étape vers la sortie de la crise politique qui dure depuis 6 ans, ouvrant la voie à la relance économique et sociale. À coup de mesures incitatives, le gouvernement entend faire de la Grande île la perle lovée des investisseurs et l’une des plaques tournantes de l’économie dans l’Océan Indien.

Les impôts perçus à Madagascar se classent en trois types, à savoir :

  • l’impôt sur les sociétés qui est au taux de 20%
  • l’impôt sur le revenu des personnes est de 20%
  • la taxe sur la valeur ajoutée est de 20%.

Les IDE en chiffres

Les Investissements directs étrangers (IDE) en direction de Madagascar ont fortement baissé compte tenu de la crise mondiale et surtout de la crise politique majeure que traverse le pays depuis 2009. Ils sont passés de 831,4 à 814,2 millions USD entre 2011 et 2012. Et en 2013, selon la Banque centrale de Madagascar, ils se chiffraient à 611,1 millions USD.

Les principaux pays de provenance des IDE sont le Canada, le Royaume Uni, le Japon, la Corée du Sud et la France.

Environnement des affaires

La croissance économique en 2013 est restée faible (2,6%), tirée surtout par le secteur minier. Selon la BAD, une amélioration est à envisager en 2015, avec un taux de 5,4% à la faveur de la normalisation progressive de la situation politique du pays.

Dans ce contexte économique qui est une invite à l’investissement, les efforts du gouvernement sont importants afin de permettre que Madagascar soit facile d’accès.

La mise en place en 2007 de l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM), l’agence de promotion des investissements vise à : i) améliorer l’environnement des affaires, ii) promouvoir les investissements aussi bien pour les nationaux que pour les étrangers et iii) faciliter la mise en place des projets à Madagascar.

Jouant un rôle de facilitateur, cette institution autonome, avec son guichet unique central et ses 8 antennes éparpillées dans les chefs-lieux de province et dans des grandes villes, se charge de : la création d’entreprises, de l’octroi de permis environnementaux, d’autorisations et licences touristiques et d’agréments en Zone Franche et de la délivrance d’autorisations d’emploi, de visas transformables et de séjours pour les investisseurs, les travailleurs expatriés et leur famille.

Les opportunités d’affaires à Madagascar

Madagascar est un pays riche en opportunités d’investissements. La principale force de la grande île repose sur sa population travailleuse et surtout bon marché.

Le marché malgache offre, quant à lui, une palette d’activités diverses qui feront le plus grand bonheur des professionnels. Ainsi, des secteurs comme le tourisme, l’électronique, le bâtiment, l’agroalimentaire, l’industrie chimique ou encore les banques et les services en général, offrent des milliers de possibilités d’investissement aussi fructueuses les unes que les autres.

Les incitations fiscales

La loi sur les zones franches d’exportation, approuvée en décembre 2007, accorde les avantages et incitations fiscales suivants pour les entreprises de la zone franche :

  • 15 années d’exonération fiscale
  • pas de TVA ou de droits de douane sur les importations de matières premières
  • pas de taxes d’immatriculation
  • pas de taxe de douane sur les marchandises exportées
  • l’impôt sur l’expatriation ne dépasse pas 30% de la base imposable
  • le libre accès aux devises étrangères déposées en devises sur le compte bancaire de l’entreprise.

Un accès aux marchés internationaux

Madagascar appartient à plusieurs organisations sous-régionales comme la COMESA, la SADC et la Commission de l’Océan indien (COI), le commerce intra-régional reste peu développé. Mais aussi son emplacement stratégique lui ouvre les portes du marché asiatique. L’ensemble de ces marchés lui offre plus de 500 millions de consommateurs.

Situé idéalement aux larges des côtes africaines, station intermédiaire entre l’Afrique et l’Asie, desservie par 5 aéroports internationaux et 6 ports internationaux, riche en terre, en ressources et en opportunités, Madagascar est le terrain de jeu idéal pour les investisseurs à la recherche d’activités fructueuses. Destinée à devenir la plaque tournante de l’économie dans l’Océan Indien, la grande île est un partenaire économique non négligeable.

Des accords bilatéraux d’investissement

Selon le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) et la CNUCED, Madagascar a conclu des accords bilatéraux d’investissement avec la Belgique, le Canada, la Chine, la France, l’Allemagne, l’Ile Maurice, la Norvège, la Suède, la Suisse et la Thaïlande. Madagascar a également signé des traités de double imposition avec la France et l’Ile Maurice. Le gouvernement malgache a déjà exprimé son intérêt pour la négociation d’un traité bilatéral d’investissement avec les États-Unis.

Gaétan Awa (Avec Knowdys Database, PEA, EBDM et LIA)

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