(Africa Diligence) Le Maroc est l’Etat le plus occidental de l’Afrique du Nord. Il n’est séparé du continent européen que par 14 km de mer. Ce dernier est son partenaire commercial privilégié. L’activité économique reste cyclique, car toujours principalement dépendante des performances du secteur agricole (près de 40% de la population active) et de la conjoncture dans l’Union européenne (UE). La croissance demeure, en outre, tributaire des fluctuations des cours internationaux des phosphates et des hydrocarbures importés. Pour les professionnels de l’intelligence économique d’Africa Diligence, le Maroc est un pays dont le dynamisme est notable.

L’économie marocaine a été caractérisée ces dernières années par une stabilité macroéconomique, couplée d’une inflation basse (1.9%) et d’une croissance économique en plein essor. Mais avec la baisse de la demande européenne (son principal marché) du fait de la crise et la sécheresse qui a affecté la production de céréales, la croissance économique du pays a ralenti en 2012 (2.7%). En 2013, la croissance économique a bien rebondi (4.7%) grâce à une excellente récolte céréalière. Elle sera un peu moins soutenue en 2014 (avec une prévision de 3.2%), la production agricole devant revenir à un niveau normal. On prévoit par ailleurs un renforcement de l’activité économique non agricole, tirée par la reprise attendue en Europe.

Le FMI a accordé au Maroc, en août 2012, une « Ligne de précaution et de liquidité » de 6.2 Milliards USD sur deux ans, facilité destinée aux pays dont les fondamentaux et les politiques économiques sont sains, mais présentent des vulnérabilités. En raison d’un endettement externe gérable, le Maroc n’aura pas à recourir à cette aide. De plus, avec un régime de change administré et une réduction escomptée du déficit extérieur, le pays va bénéficier d’une légère amélioration de sa capacité de résistance à une crise de change, le niveau de ses réserves devrait augmenter.

Le système bancaire marocain est le plus développé d’Afrique (hors Afrique du Sud). Il demeure suffisamment capitalisé et rentable et l’amélioration de la réglementation prudentielle se poursuit, mais l’essor du crédit, immobilier en particulier, est porteur de risque.

En réponse à une insatisfaction politique et sociale, dans le contexte des révoltes dans le monde arabe, une réforme constitutionnelle, initiée par le roi Mohammed VI, a été approuvée par referendum en juillet 2011. Elle vise un rééquilibrage, (par un renforcement des pouvoirs du Premier ministre et du Parlement) une plus grande indépendance de la justice et une régionalisation accrue. Elle ne modifie cependant pas l’essentiel des prérogatives d’un monarque qui reste populaire. Une frange de la population se plaint néanmoins de la corruption et du clientélisme, des mouvements de contestation mettant en cause certains membres du proche entourage du roi (le « makhzen »).

Le Maroc est parvenu à réaliser de bonnes performances économiques grâce aux réformes structurelles du gouvernement et à la volonté de ce dernier d’investir massivement dans la recherche et développement. Cependant, le Maroc est confronté à un défi majeur qui est d’améliorer sa compétitivité sur le marché extérieur et réduire les disparités sociales qu’il y a dans le pays pour éviter des crises majeures comme dans les pays voisins.

(Knowdys Database, avec la Banque mondiale, le FMI, CIA et Coface)

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