[Africa Diligence] En tirant parti de sa position stratégique au carrefour de l’Afrique, l’Asie et l’Australie, les autorités mauriciennes ont adopté un dispositif visant à stimuler l’économie, composé de baisses d’impôts, de libéralisation du marché et de prudence budgétaire. Maurice se transforme progressivement en une plaque tournante et une juridiction internationale pour les investisseurs en quête de sécurité, d’une réglementation transparente et de haute valeur ajoutée.

L’économie mauricienne figure parmi les plus dynamiques d’Afrique subsaharienne. Le niveau d’imposition des personnes physiques et morales à Maurice est relativement bas. Les impôts, régis par l’Income Tax Act de 1995, se présentent comme suit :

  • l’impôt sur le revenu des personnes physiques dont le taux est de 15%
  • Depuis le 1er juillet 2007, il existe à Maurice un taux d’imposition unique de 15% sur les bénéfices, applicable à toutes les sociétés à l’exception des compagnies opérant dans la zone franche du port et celles travaillant pour l’international.
  • la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), instaurée en 1998, s’applique à tous les biens et services destinés à une utilisation finale ou à la revente. Son taux est de 15%.

Incitations à l’investissement

Les incitations à l’investissement sont appliquées de manière uniforme pour les investisseurs nationaux et étrangers.

  • Exemption totale d’impôt pour les activités d’import-export
  • Imposition de 15% pour l’activité de transformation
  • Exemption des droits de douane sur toute marchandise importée
  • Aucun impôt sur les dividendes et sur les plus-values
  • Libre rapatriement des bénéfices, des dividendes et du capital
  • Incitations financières directes pour les employeurs qui recrutent et forment de jeunes talents.

Environnement des affaires

Les investissements à l’Île Maurice sont régis par la Loi sur la promotion des investissements de 2000. Le Maurituis Board of Investment, l’agence gouvernementale pour la facilitation et la promotion de l’investissement à Maurice, agit en tant que facilitateur pour toutes les formes d’investissement. Elle oriente également les investisseurs à travers les processus nécessaires pour faire des affaires dans le pays.

L’Île Maurice cherche à devenir une plateforme d’investissements, située à mi-chemin entre l’Afrique et l’Asie. En dehors des mesures incitatives du gouvernement (incitations fiscales, facilités de paiement, etc.), le pays offre aux investisseurs un environnement politique et économique stable, des infrastructures modernes, un système judiciaire solide et une main-d’œuvre qualifiée et dynamique. Selon le rapport de la Banque mondiale Investing Across Borders, Maurice possède l’une des économies les plus ouvertes du monde à la propriété étrangère et est l’un des plus hauts bénéficiaires d’IDE par habitant.

Maurice est parmi les pays les plus libres et le plus convivial pour les entreprises en Afrique. L’Indice de liberté économique 2014, publié chaque année par le Wall Street Journal et la Heritage Foundation, classe l’Île comme la 8e économie la plus libre au monde et la 1ère des 48 pays d’Afrique subsaharienne.

Les IDE en chiffres

Les investissements directs étrangers ont connu une hausse constante ces dernières années. Les IDE, qui étaient en moyenne de 33 millions USD par an pendant plusieurs années jusqu’en 2005, ont augmenté de façon spectaculaire. Depuis les réformes de 2006, Maurice a attiré 443 millions USD en 2010, 339 millions USD en 2011, 419 millions USD en 2012, et 307 USD en 2013. Les principales sources d’IDE sont la France, l’Afrique du Sud, le Royaume-Uni, et les Émirats arabes unis.

Le secteur touristique attire le plus d’IDE, particulièrement l’Integrated Resort Scheme pour la construction de villas de luxe, de terrains de golf et autres installations dans des lieux de villégiature. Les principaux investisseurs dans ce secteur sont la Grande-Bretagne, la France, l’Afrique du Sud, les États-Unis, Madagascar et l’Italie.

Un accès aux marchés internationaux

La petite superficie de Maurice, seulement 2 040 km2 sous-estime son importance pour la région de l’océan Indien où il contrôle une zone économique exclusive de plus de 2 millions de km2, l’un des plus grands dans le monde. Situé dans le triangle d’or reliant l’Asie, l’Afrique et l’Australie, le pays est membre de l’OMC, ainsi que de plusieurs regroupements économiques régionaux (COMESA, SADC, COI). Le pays offre ainsi un accès préférentiel à un marché de plus de 650 millions de consommateurs, ce qui représente une importation potentielle de 100 milliards USD.

Gaétan Awa (Avec Knowdys Database, PEA, CIM et MBOI)

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