[Africa Diligence] D’après les statistiques de la Banque mondiale, le coût de la connexion à Internet (haut débit) en Afrique subsaharienne est 10 fois supérieur à celui de l’Europe. Mais plus que la connexion, c’est la volonté politique qui coûte le plus cher au développement numérique de l’Afrique. Découvrez pourquoi l’école et l’agriculture ont tout à y gagner.

Révolutionnée par le numérique, l’école cessera d’être un luxe pour beaucoup

La formation à distance démocratise progressivement l’accès à l’éducation au profit des plus pauvres. La création des MOOC (Massive Open Online Course = cours en ligne ouverts à tous) et la collaboration des pouvoirs publics avec des organismes de développement ouvrant sur l’usage des terminaux intelligents permettent de réduire les coûts d’éducation et de freiner l’exode des cerveaux.

L’exemple tunisien d’école numérique est très parlant. Ce portail qui met à disposition des ressources éducatives (cours et exercices corrigés en ligne) comptabilise plus de 11000 connexions simultanées en période d’examen, preuve que les contenus numériques ouvrent un accès au plus grand nombre.

Révolutionnée par le numérique, l’école cessera bientôt d’être un luxe pour beaucoup d’apprenants africains. Il restera cependant à gérer l’épineuse et stratégique question de la production des connaissances par des acteurs locaux afin d’éviter, une nouvelle fois, que les Africains ne soient victimes de la colonisation de la sphère des idées.

Les agriculteurs pourront anticiper et affronter les aléas grâce au numérique

D’après Robert Zoellick, ancien directeur de la Banque mondiale, « le changement climatique pourrait faire baisser la production de 16 % dans le monde et de 28 % dans le seul continent africain au cours des 50 années à venir. »

Jusqu’ici, seules quelques holdings bénéficiaient des prévisions météorologiques les plus fiables sur de longues durées.Avec le numérique, les agriculteurs africains pourront anticiper et affronter les aléas avec plus d’efficacité. Ils pourront mieux sélectionner les graines, assurer efficacement le contrôle antiparasitaire et la fixation des prix tels qu’on l’observe déjà en Afrique de l’Est.

Les autorités pourront collecter et partager plus facilement des informations fiables, cartographier les stocks alimentaires détenus par de gros exportateurs sur des produits de base tels que le riz, le blé ou le maïs.

Avec un minimum de volonté politique, les États pourront éviter les « achats de panique » qui empêchent de retrouver les prix normaux dans un contexte où les produits alimentaires sont des actifs financiers comme d’autres.

En rythme annuel, les analystes Knowdys assurent que le numérique pourrait générer jusqu’à 2,5 milliards USD de gains de productivité aux agriculteurs africains.

Extrait du rapport « 10 chantiers où le numérique va tout changer en Afrique » par Knowdys Consulting Group.

La Rédaction

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