DETROIT - JULY 30: U.S. President Barack Obama delivers a speech at the Chrysler Jefferson North Assembly Plant July 30, 2010 in Detroit, Michigan. Obama is in Detroit to tour and speak at both a General Motors plant and a Chrysler plant. (Photo by Bill Pugliano/Getty Images)

[Africa Diligence] Ayant hérité d’un pays dont l’économie était chancelante, le Président Obama à peine élu a dû voler au secours des constructeurs américains en faillite. Il a alors réalisé l’impensable : nationaliser le premier fabricant du pays. Rien qu’en 2016, il s’est vendu 17,5 millions de voitures aux États-Unis, dont 45 % sorties de leurs usines.

Une santé très ébranlée…

Oubliée, la crise. Aujourd’hui, les « Big Three » sont de nouveau en pleine forme. Les trois géants de l’automobile américaine, General Motors (GM), Ford et Fiat-Chrysler, ont terminé l’année sur de beaux chiffres. En 2016, il s’est vendu 17,5 millions de voitures aux États-Unis, dont 45 % sorties de leurs usines, ce qui fait près de 8 millions de véhicules écoulés.

Tout va bien. Mais il n’y a pas si longtemps, les Big Three ont failli mourir. En 2008, à la suite de la crise des « subprimes », les ventes se sont effondrées aux États-Unis, tombées à 10 millions par an. Les constructeurs américains ont particulièrement souffert, car les acheteurs se sont tournés vers des modèles plus petits, d’origine japonaise, loin des gros 4 × 4 et pick-up qui sont la spécialité des Big Three. General Motors, le plus touché, perdait deux milliards de dollars par mois…

… puis retrouvée

En temps ordinaire, les constructeurs auraient pu fait appel au marché ou aux banques pour lever des fonds et se restructurer. Mais à cause de la faillite de Lehmann Brothers, il était impossible d’emprunter. Or le dépôt de bilan des constructeurs américains pouvait signifier, potentiellement, la destruction d’un million d’emplois directs aux États-Unis. Impensable…

Barack Obama, à peine entré en fonction, a dû décider d’un plan d’aide exceptionnel. L’État a ainsi injecté 79 milliards de dollars (75 milliards d’euros). En contrepartie, il a pris le contrôle de GM, avec 60 % des parts, un geste inédit au pays de la libre entreprise.

(Avec Alain Guillemoles)

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