[Africa Diligence] Pays insulaire d’Afrique de l’Est, l’Ouganda a un gros potentiel économique. Le pays est très riche en ressources naturelles : terres très fertiles, précipitations régulières, gisements de minéraux et d’or noir. L’agriculture, grâce au café est le secteur le plus important de l’économie. Mais avec la découverte de nouvelles réserves de pétrole, l’Ouganda caféier peut désormais aussi lire son avenir dans l’or noir.

Le secteur primaire – Le secteur primaire représentait 26% du PIB en 2014contre 24% en 2013. Il occupe environ 80% de la population active. En Ouganda, l’agriculture est le secteur le plus important de l’économie du pays. Le café reste la principale source de devises.

Le café représente 15% des exportations ougandaises. Le pays est le deuxième producteur de l’Afrique derrière l’Éthiopie. Selon l’Organisation internationale du café (OIC), en 2014/15, l’Ouganda premier producteur continental de Robusta, a produit 3,8 millions de sacs (Ms)de 60 kilos, soit 228 000 tonnes. Les exportations de café ont chuté en raison des mauvaises conditions météo. Pour la période comprise entre février 2014 et janvier 2015, elles s’élevaient à 3,4 Ms pour une valeur de 400 millions USD. Pour l’année précédente, le compte s’élevait à 3,7 Ms pour des revenus de 420 millions USD.

Le pays produit également les céréales, le thé, le tabac, les oléagineux (sésame, soja, tournesol, etc.), les fruits frais, les légumes et les noix, les huiles essentielles et le coton (y compris le coton organique).

L’Ouganda jouit de plus de 4,9 millions d’hectares de végétation forestière. Dans le secteur de la sylviculture, le pays possède de nombreux espaces potentiels pour la transformation et l’exportation du bois, fabrication de produits de bois/meubles de haute qualité et divers matériaux d’emballage. En ce qui concerne les fleurs coupées, l’Ouganda exporte plus de 7000 tonnes par an. La floriculture vaut au pays le pseudo « la perle de l’Afrique ». Il est le 5e exportateur africain de fleurs coupées.

La pêche est moyennement développée et est surtout pratiquée près du lac Victoria. En 2013, ce secteur représentait 1,8% du PIB. La même année, les exportations de poissons ont généré 125 millions USD de recettes au pays. Selon les données statistiques, l’Ouganda a exporté ces dernières années une quantité de poissons variant annuellement entre 16 000 et 19 000 tonnes. Les autorités ougandaises ont affiché leur intention d’augmenter à 1 milliard USD les recettes générées par le marché de la pêche. Actuellement, le secteur de la pêche rapporte environ 68 millions USD.

Le secteur secondaire – Le secteur secondaire représentait 14,1% du PIB en 2013. L’industrie représente environ un cinquième du PIB, mais sa croissance a été coupée par la dégradation de l’infrastructure physique du pays, en particulier l’énergie.

La production électrique a bénéficié de la mise en service de la centrale hydro-électrique de Bujagali, sur le Nil, désormais pleinement opérationnelle, avec une capacité de production de 250 mégawatts (MW). La capacité totale actuellement installée en Ouganda est de 682 MW. Le gouvernement souhaite exploiter davantage son potentiel énergétique : plusieurs projets hydriques devraient voir le jour dans les années à venir, pour atteindre une capacité de production de 1 600 MW d’ici 2025.

Le barrage de Karuma renforcera cette tendance avec une production estimée de 600 à 700 MW. D’autres barrages sont également en projet : Ayago (700 MW) et Isimba (130 MW). En parallèle, l’État, au travers de son National Development Plan propose de développer d’autres sources d’énergie propre, notamment le solaire (200 MW), la géothermie (100 MW), la cogénération à partir de bois, déchets céréaliers et poubelles (150 MW).

En 2014, le secteur pétrolier s’est ouvert sur de belles perspectives. Les réserves de pétrole estimées de l’Ouganda ont presque doublé. Elles sont passées de 3,5 milliards à 6,5 milliards de barils sur la base des estimations des compagnies pétrolières internationales de prospection (TullowOil, Total et le chinois CNOOC), consécutives à de récents résultats probants dans 14 puits d’exploration. L’Ouganda n’a pas encore commencé à produire du pétrole, mais le gouvernement a établi des plans ambitieux pour développer son industrie pétrolière. Une raffinerie qui est en cours de construction dans le nord-ouest du pays est prévue pour produire environ 60 000 barils par jour en 2017. Les réserves de milliards de cubes de gaz, qui peuvent être utilisées dans la production d’électricité et la production de gaz de pétrole liquéfié, ont également été découvertes.

Le secteur minier ougandais dispose d’importants gisements sous-exploités : de l’or, de l’étain de haute qualité, du tungstène / wolfram, du sel, du béryllium, du cobalt, du kaolin, du fer, du sable de verre, des vermiculites, des phosphates, de l’uranium et des terres rares.

Le secteur manufacturier (10,6% du PIB en 2013) est notamment celui de la transformation des aliments, la production de boissons, du sucre (350 000 tonnes en 2010) de produits chimiques, du savon, des briques, du ciment, des chaussures et de la maroquinerie. Selon l’indice annuel de développement industriel, l’industrie a subi une croissance annuelle moyenne de 14,5% depuis 1990.

Gaétan Awa (Avec Knowdys Database, BM, PEA, UCDA et UNCCI)

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