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[Africa Diligence] Le Sud Soudan est attiré par la Banque africaine d’export-import (Afreximbank) et sa consœur la Banque de commerce et de développement de l’Afrique de l’est et de l’Afrique australe (PTA Bank). Le pays qui cherche depuis longtemps à adhérer à ces deux importantes institutions financières dédiées au développement et à la promotion du commerce intra et extra-africain, vient de franchir une étape importante.

L’adhésion du Sud Soudan au réseau financier africain se précise. Le Parlement intérimaire sud soudanais a ratifié en fin de semaine les traités des deux banques panafricaines. Une décision qui devrait permettre au pays de renforcer la collaboration dans le domaine du commerce et du développement avec ces partenaires, indique ce dimanche l’Agence APA.

Pour diversifier les sources de financement

Le pays vient de franchir ainsi la première étape légale de son adhésion à deux des plus grandes banques continentales. Il s’agit notamment de la Banque africaine d’export-import (Afreximbank) et de la Banque de commerce et de développement de l’Afrique de l’est et de l’Afrique australe (PTA Bank). Reste maintenant la prochaine étape qui consistera à débloquer la coquette somme de 54 millions de dollars que le pays devra payer pour adhérer définitivement aux deux institutions financières. Le paiement de ces frais de souscriptions se fera par tranches étalées sur une période d’un an.

Cette adhésion aux institutions financières panafricaines devra permettre au plus jeune État au monde de diversifier les sources de financement de son économie. Grand producteur de pétrole, le pays dépend fortement des revenus des exportations de son or noir. Les revenus du brut représentent plus de 98% du budget du pays. Or, le prix du baril sur le marché mondial est toujours en baisse. Ce qui oblige le Sud Soudan à devoir diversifier son économie. Selon les autorités sud soudanaises, « l’importance de rejoindre ces deux institutions de l’Union africaine est d’attirer des investissements étrangers directs dans le pays », notamment dans les secteurs non pétroliers.

Un pays très dépendant du pétrole

« Il est nécessaire d’assurer un changement fondamental en passant à la diversification de l’économie vers des secteurs non pétroliers tels que l’agriculture, l’exploitation minière, la foresterie et l’industrie manufacturière, qui pourraient établir des liens régionaux plus importants », a notamment estimé la Banque africaine de développement dans un rapport publié en 2014.

Selon toujours la BAD, dans le secteur non pétrolier, l’agriculture de subsistance, de la foresterie et de la pêche compte pour 14,5%, les services, la production et l’exploitation minière, de 3,6%, les transports et communications, de 3%. Des chiffres qui montrent la forte dépendance au pétrole du pays même si ces dernières années, le Soudan a mis en place une politique très favorable aux affaires : des régimes fiscaux attractifs visant à inciter les investissements dans les secteurs non pétroliers afin de stimuler l’économie durement frappée par des années de guerre civile marquées par des rivalités ethniques, des litiges liés à la terre et au bétail, la prolifération des armes, la présence de milices et des massacres.

La Rédaction (avec Khadim Mbaye)

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