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[Africa Diligence] L’architecture du référentiel présenté le 17/11/2016 par le Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) est basée sur sept dimensions. Chacune comprend plusieurs critères déclinés en indicateurs. Ces derniers permettent d’appréhender le niveau de réalisation de chaque critère retenu. L’ensemble des indicateurs constitue les « bonnes pratiques professionnelles du CAVIE ». Une première sur le continent noir.

Rappelons que pour le CAVIE, « l’intelligence économique (IE) est d’abord un état d’esprit, c’est ensuite une volonté politique, c’est enfin un dispositif qui animent un processus légal, rapide, continu et sécurisé de collecte, de traitement, d’analyse et de transmission de renseignements utiles à la compétitivité des acteurs économiques. »

L’IE est vitale pour l’Afrique parce qu’elle permet une double attitude : défensive et offensive tout à la fois. Offensive pour aller à la conquête des marchés extérieurs avec de réelles chances de victoire ; défensive pour surveiller et assurer efficacement la protection de l’image du continent, de ses entreprises, de ses territoires, de ses ressources naturelles, et de son patrimoine informationnel face à une diversité d’acteurs (Etats, sociétés, ONG, etc.) Ces derniers peuvent apparaître tour à tour neutres, amis, ennemis, et inversement. Au-delà, il s’agit de rendre les marchés africains plus lisibles pour les opérateurs économiques qui s’y intéressent. De tels enjeux appellent des formations adaptées au contexte local.

Pour y contribuer, la construction de ce référentiel conduira ses utilisateurs à une photographie à la fois globale et contrastée des différents aspects de leurs formations. Sous son aspect architectural, il présente la démarche méthodologique du CAVIE et constitue un élément déterminant de la stratégie des formations labélisées par le Centre.

Il vise clairement à évaluer et à améliorer la qualité des contenus et compétences acquises durant les formations d’IE de niveau BAC+5 conformes aux besoins des marchés africains. Il intègre, dans un même mouvement, l’évaluation et la qualité ; la première n’étant qu’une halte dans la quête perpétuelle de la seconde. Ce faisant, il créée un processus dynamique et itératif où phases d’évaluation et d’amélioration se succèdent de manière continue.

Pour sa construction, ce référentiel s’est appesanti sur les domaines à forts enjeux. Il rend ainsi compte des objectifs poursuivis par la communauté africaine de l’intelligence économique, l’objectif étant d’aider à identifier les lacunes observées dans les moyens mobilisés par telle ou telle formation en vue d’atteindre et de maîtriser la qualité préconisée par le CAVIE.  Il comprend deux parties : une grille d’évaluation et un système de notation.

Son architecture est basée sur des dimensions. Chacune comprend plusieurs critères. Ces derniers se déclinent en indicateurs. Les dimensions représentent les fonctions majeures de la formation. Les critères représentent les domaines clés de la formation. Chaque critère est une caractéristique concrète de chaque dimension. Les indicateurs, quant à eux, permettent d’appréhender le niveau de réalisation de chaque critère. L’ensemble des indicateurs constitue les « bonnes pratiques professionnelles du CAVIE ». Manières de faire consensuelles, évaluables et articulées aux besoins des marchés africains, elles sont des objectifs à atteindre par chaque formation désireuse d’obtenir le label qualité du CAVIE. Les preuves nécessaires à l’évaluation devront se trouver dans le projet pédagogique de l’établissement, les syllabus de chaque cours, et les témoignages des apprenants.

L’opération de notation consiste à vérifier que la formation dispensée satisfait aux exigences décrites par les différents indicateurs. Ces derniers sont présentés sous forme d’affirmations complétées par les éléments de preuve. Le processus tient ensuite en trois étapes :

  • Répondre à chaque indicateur par oui ou non.
  • Affecter les points de la manière suivante, au vu de la réponse donnée :
  • Si la réponse est oui, la totalité des points est affectée.
  • Si la réponse est non (autrement dit : si l’affirmation ne correspond pas à la réalité ou ne correspond que partiellement), aucun point n’est affecté.
  • Marquer la note et rédiger le commentaire justifiant cette note.

Les scores obtenus sur un critère sont convertis en pourcentage de manière à permettre une comparaison entre les différents critères.

Au total, ce référentiel couvre cinq domaines : l’Afrique dans la compétition économique mondiale (dimension 1) ; l’intelligence économique des États aux entreprises (dimension 2), le management de l’information et des connaissances (dimension 3) ; la protection et la sécurité du patrimoine informationnel (dimension 4) ; l’influence et la contre-influence (dimension 5) ; l’intelligence économique et l’innovation (dimension 6) ; la pratique du terrain africain (dimension 7).

Télécharger le référentiel

Le Centre Africain de Veille et d’intelligence Economique

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