[Africa Diligence] Parce qu’il considère le développement des TICs comme la pierre d’angle de son économie, le Maroc a pris des dispositions particulières pour sécuriser le patrimoine informationnel du royaume. Membre du Comité d’Orientation de l’Institut Royal des Etudes Stratégiques, Said IHRAI, qui assure la présidence de la Commission nationale pour le contrôle des données à caractère personnel, explique les grands enjeux.

Le royaume du Maroc considère le développement des nouvelles technologies de l’information comme la pierre angulaire de son économie et du progrès de sa société. C’est dans cette optique qu’il a mis en place plusieurs stratégies pour faire face à la croissance soutenue des TICs. A cet effet, le royaume a notamment ratifié la Convention de Budapest du 23 Novembre 2001 sur la cybercriminalité, et s’apprête à finaliser les formalités d’adhésion à la convention 108 du Conseil de l’Europe sur le droit à la protection des données personnelles.

Extraits

« Au Maroc, la cybercriminalité se manifeste surtout en matière d’atteinte aux droits des personnes sur internet et tout particulièrement sur les réseaux sociaux. Elle se développe aussi par la fraude bancaire sur internet, notamment dans le cadre du commerce électronique en utilisant des techniques de fishing et de Skimming pour accéder aux données sur les cartes bancaires via les emails et es guichets bancaires.

« Le Maroc a investi énormément dans le domaine de la sécurité informatique […] Des services spécialisés dans les nouvelles technologies de l’information ont été créés et sont dotés de laboratoires numériques. A ce jour, le Maroc dispose de 29 brigades spécialisées dans la lutte contre la cybercriminalité. »

Bio express

Professeur de droit international, il est titulaire d’un doctorat d’État en droit de l’Université de Paris I-Sorbonne. Et a enseigné à l’Université Hassan II de Casablanca et de l’Université Mohammed V, ainsi qu’à Nice Sophia-Antipolis, Bordeaux IV-Montesquieu, Grenoble et Paris I-Panthéon-Sorbonne. Said Ihrai a aussi assuré des séminaires à l’Université de Gènes, d’Athènes, de Tunis, de Cordoue, de Grenade, de Madrid et à l’Université de Californie-Los Angeles (UCLA). Il a fait partie du Conseil Scientifique de l’Institut du droit économique de la mer de la Principauté de Monaco-INDEMER. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et articles sur les relations extérieures du Maroc, le droit humanitaire, le droit public de la mer et la sécurité collective dans le cadre du système des Nations Unies.

Lire la totalité de cet article in CIO Mag, n°36 – Octobre/novembre 2015, P 52-53

La Rédaction (avec Véronique Narame/CIO Mag)

1 COMMENTAIRE

  1. Merci pour ces informations. Par contre le Maroc manque encore des compétences dans le domaine de la sécurité informatique et l’ehtical haking. Dans le Maroc, nous étudions encore l’informatique des années 90. Nous sommes loin de ce qui se passe aujourd’hui dans ce domaine. Espérant que ça changera dans le futur.

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