[Africa Diligence] Poussé par l’ambition de devenir émergent en 2020, Abidjan a mis en route des réformes incitatives pour booster la création de richesses et l’amélioration du climat des affaires dans le pays. Savoir entreprendre en Côte d’ivoire, c’est exploiter les lignes de force d’un marché ouvert à 300 millions de consommateurs ouest-africains.

Un climat des affaires en pleine mutation

La Côte d’Ivoire poursuit de nombreuses réformes, notamment à travers son code des investissements et la mise sur pied d’un guichet unique pour les formalités de création d’entreprises. Ces différentes réformes contribuent à améliorer le climat des affaires dans le pays. Tous les investisseurs sont traités de la même manière et la prise de participation majoritaire au capital d’une entreprise locale est autorisée.

Dans le but de simplifier et faciliter les démarches des entrepreneurs, et de favoriser l’émergence d’un secteur privé fort, dynamique et compétitif, la Côte d’Ivoire a procédé en 2013 à la création d’un Guichet Unique des Formalités d’Entreprises (GUFE). Ce guichet est logé au sein du Centre de Promotion des Investissements (CEPICI), principal organe de création des entreprises dans le pays.

Depuis la création du GUFE, le nombre d’entreprises dans le pays est en croissance, plus de 2 535 entreprises ont été créées en 2013. La Côte d’Ivoire fait partie des 10 pays les plus réformateurs selon le classement Doing Business 2014. Les différentes réformes engagées ont permis d’améliorer sa position dans le rapport Doing business 2015. D’après cette édition, la Côte d’Ivoire a enregistré un gain de 80 places en termes de création d’entreprises. Le pays occupe la 44e place contre la 124e au classement de 2014. Il est désormais possible de créer son entreprise en 48 heures, contre 32 jours précédemment. Les couts de création ont également été réduits, 200 000XOF contre 661 000 XOF.

Quatre étapes pour créer son entreprise en Côte d’Ivoire

  1. Rédiger les statuts de l’entreprise et certifier le capital versé auprès d’un notaire
  2. Ouvrir un compte bancaire et déposer le capital minimum exigible dans ce compte
  3. S’inscrire au CEPICI et publier l’avis juridique
  4. Obtenir un sceau de la société.

Jouer la Côte d’Ivoire, c’est gagner l’Afrique de l’Ouest

Avec une population estimée à 23 millions d’habitants en 2013, d’après l’institut national de la statistique, des infrastructures uniques en Afrique de l’Ouest et une économie de plus en plus diversifiée, la Côte d’Ivoire est la première puissance de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Un marché qui représente plus de 80 millions de consommateurs. Grâce à sa position géographique et à ses deux ports (les ports autonomes d’Abidjan et de San Pedro), il constitue la porte d’entrée idéale à deux marchés : CEDEAO et UEMOA. La Côte d’Ivoire offre aux investisseurs l’avantage d’être un pôle économique qui ouvre sur tous les marchés de la sous-région, un véritable atout pour accéder à un grand marché de plus de 300 millions de consommateurs.

De nombreux secteurs porteurs

La Côte d’ivoire regorge d’importantes opportunités d’investissements dans les domaines agricole, industriel (agro-industrie, mines, pétrole, gaz, énergie), des services et des infrastructures.

Le secteur minier connaît un regain d’activité. En plus du manganèse qui est de loin la ressource minière la plus exploitée, l’or dont 2 gisements seulement sur 10 sont exploités, le nickel, le diamant, le fer et le cobalt représentent les différentes ressources minières dont dispose le pays. Le gouvernement ivoirien ambitionne une production annuelle de 21 tonnes d’or, un million de carats de diamant et 24 millions de tonnes de fer. Pour valoriser ce secteur, Abidjan a entrepris de nombreux projets : les exploitations du nickel et du fer de Biankouma et Touba, et de l’or d’Ity à Zouan Hounien. Des projets qui représentent pour les investisseurs d’importantes opportunités d’affaires.

Outre son secteur minier, celui des hydrocarbures présentent également un potentiel économique important pour les investisseurs. Avec ses réserves de pétrole et de gaz estimées respectivement à 100 millions de barils et à 30 milliards de m3, le secteur des hydrocarbures occupe une place importante dans l’économie ivoirienne. Ce secteur est un gisement de croissance qui offre des perspectives d’investissements à haute valeur ajoutée.

(Avec Knowdys Database, la Banque Mondiale, le CEPICI et eRegulations)

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