(Africa Diligence) Le Tchad, 1 284 km2 de superficie, est membre de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et membre de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC). Pays enclavé, dépendant de l’axe Douala-N’Djamena pour ses approvisionnements et classé au 184e rang de l’IDH publié par le PNUD en 2013,  le Tchad reste l’un des pays les plus pauvres du monde, avec un PIB/hab de 1 218 USD (2013). Pour les conseils en intelligence économique d’Africa Diligence, l’activité économique tchadienne pourrait connaître une augmentation significative en 2014 grâce, notamment, à la mise en exploitation de nouveaux champs pétroliers.

Le taux de croissance de l’économie tchadienne, qui a atteint 3.4% en 2013, et pourrait connaître une appréciation significative en 2014 et s’établir à 11.2%. L’entrée en production de nouveaux champs pétroliers et la bonne tenue du secteur agricole expliquent l’amélioration de ces perspectives de croissance. Le taux d’inflation, qui s’inscrit dans une tendance à la baisse amorcée au cours de l’année 2012, se situe à 0.4% pour 2013.

Le gouvernement devra relever un défi majeur : mettre en œuvre de manière efficiente le programme de référence signé en juillet 2013 avec le Fonds monétaire international (FMI). Sa bonne exécution permettra au pays de bénéficier d’un programme soutenu par une facilité élargie de crédit (FEC) et, en cas d’évolution favorable, d’atteindre le point d’achèvement de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) avant la fin de l’année 2014. Cela suppose, avant toute chose, de mettre en place puis d’assurer le suivi d’un programme crédible d’assainissement et de consolidation budgétaire. L’objectif est de rendre plus efficace la dépense publique et de conforter la viabilité des finances publiques.

Aussi, la République du Tchad, à travers la Charte nationale des investissements, s’engage-t-elle à créer des conditions favorables aux investissements étrangers directs, au profit desquels elle met en œuvre des politiques visant à éliminer toutes formes de mesures discriminatoires. Mesures qui font obstacle au transfert des capitaux et des bénéfices. L’engagement du pays dans ce sens se traduit également par la recherche de la justice dans la formation des prix des matières premières, ainsi que dans l’établissement et la promotion des relations d’affaires équitables avec les sociétés et entreprises de par le monde. Et la même attention accordée dans le traitement  aux investisseurs privés nationaux et étrangers, dans le cadre de l’Etat de droit, constitue un gage certain faisant de ce pays une véritable terre d’accueil,  parlant d’investissements  étrangers.

Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les exportations du Tchad en 2013 représentaient 4 500 M$, tandis que les importations étaient de 3 000 M$ pour la même année. La part de l’industrie dans le PIB était évaluée en 2012 à 12.7% du PIB, la part de l’agriculture, 55.8% du PIB et la part des services, 31.5% du PIB d’après la Banque mondiale.

Le respect de la discipline budgétaire contribuera aussi à la bonne exécution du Plan national de développement 2013-2015. En mettant efficacement en œuvre ses programmes d’actions prioritaires, les autorités devraient significativement améliorer les conditions de vie des populations, en particulier les plus défavorisées.

Le renforcement de l’efficacité et de la rentabilité des chaînes de valeur existantes et leur élargissement à des secteurs économiques à fort potentiel contribueront au Tchad, à une croissance économique plus inclusive et à un développement durable.

(Knowdys Database, avec Perspectives économiques en Afrique, Banque mondiale et Tchad Infos Plus)

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