[Africa Diligence] Notre sélection de la semaine en matière de veille et d’intelligence économique : Algex signe un accord d’association avec l’Union européenne, Twitter poursuit le gouvernement américain, rapprochement Atos-Bull à la conquête du marché du cloud,  le soft power devient la nouvelle arme du Maroc et Watch for Securities, la nouvelle solution de business intelligence.

Le retour aux années 70 n’est plus possible

Lu sur Liberté Algérie

Lors du séminaire de lancement d’un jumelage relatif au renforcement des capacités opérationnelles de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex), tenu le jeudi 2 octobre 2014, le ministre algérien du commerce a indiqué que « le retour aux année 70 n’est plus possible ». Les lois sur l’économie s’appliquent au monde entier et la compétitivité ne se mesure pas sur le marché national. C’est dans cette optique que s’inscrit le projet de jumelage avec l’Union européenne sur l’ouverture de nouveaux marchés dans la Grande zone arabe de libre-échange (Gzale) et la densification du rythme de négociations pour l’adhésion de l’Algérie à l’OMC. Le projet entend diversifier l’économie algérienne et développer les exportations hors hydrocarbures afin de pallier à la faiblesse structurelle d’une économie mono exportatrice. Le président de l’Association nationale des exportateurs algériens a salué l’initiative, mais appelle au règlement des problèmes internes, tels que la dépénalisation de l’acte d’exporter.

Twitter poursuit le FBI et le département de la justice

Lu sur Newsweek

Twitter a porté plainte contre le gouvernement américain mardi 7 octobre 2014, l’accusant de porter atteinte à sa propre liberté d’expression. En cause : le réseau social souhaite partager au grand public un certain nombre d’informations relatives à la surveillance de ses utilisateurs, en particulier sur les demandes du FBI et du département de la Justice. Selon le vice-président aux affaires judiciaires de Twitter, Ben Lee, le droit de parole de l’entreprise est limité par les lois qui interdisent et même punissent les fournisseurs de service de divulguer le nombre exact de demandes des autorités judiciaires. Le gouvernement a cependant indiqué qu’il allait considérer la plainte de Twitter, mais a également rappelé que communiquer davantage sur ses méthodes d’investigation risquait, sur les sujets sensibles comme le terrorisme, de limiter leur impact.

Atos : big data is beautiful

Lu sur L’Expansion

Atos est à lui tout seul, un arbre généalogique de l’industrie française et européenne des services informatiques. 8,6 milliards d’euros, c’est le chiffre d’affaires 2013 d’Atos, avant sa fusion avec Bull (1,3 milliard d’euros de CA). L’objectif majeur du groupe, gérer l’explosion du volume des données dans un modèle d’environnement informatique, est bouleversé par l’irruption des nouveaux impératifs Big data et cloud. Gros volumes d’informations, traitements effectués dans des sites distants, garantie des échanges… Autant de domaines où Bull, spécialiste de la sécurité informatique, peut apporter son « plus » technologique. Le rapprochement des deux entreprises devrait donner naissance au n°1 du cloud en Europe et à l’un des leaders de la cybersécurité. Renforcé par le rachat de Bull et la mise sur le marché de sa pépite Worldline, le groupe informatique Atos vise les Etats-Unis et la Chine.

Le soft power, nouvelle arme pour la diplomatie marocaine

Lu sur L’opinion

Le Maroc se dote d’une nouvelle arme : le soft power. Le pays entend ainsi se prémunir du modèle de prédation économique qui a pillé les pays du tiers monde depuis des siècles. Les Marocains misent sur un nouveau modèle économique et social dont le centre est l’élément humain, fondé sur une relation gagnant/gagnant. La question de la politique d’influence pour un État comme le Maroc, ayant une ambition internationale, se pose de façon inévitable. Dans un monde de plus en plus centré sur l’intelligence économique, l’influence est considérée comme un graal stratégique qui fait que le comportement des autres acteurs devient prévisible et limite la confrontation inutile ainsi que les coûts qui lui sont liés, tout en permettant in fine, d’agir sur leur volonté. En cela, le soft power rend plus facile la conclusion d’un accord, commerce ou alliance géostratégique. Il décrit un type de ressources particulières parmi d’autres, mais dont l’impact est devenu crucial. C’est ce qu’ambitionne le Royaume de créer à travers une zone d’influence et de partenariat à long terme, et bénéficiant à tous.

SWIFT lance une nouvelle solution de business intelligence pour les marchés de titres

Lu sur Finyear

Lors du forum SIBOS, SWIFT annonce la mise en place de Watch for Securities, une nouvelle solution de business intelligence qui vise à aider les intervenants du marché des titres financiers à obtenir et à surveiller de précieuses informations business tirées de leur trafic réseau. Le lancement de la nouvelle offre est prévu pour le premier trimestre 2015, avec un programme early adopter planifié pour fin 2014. Watch for Securities, basée sur une plateforme en ligne unique et sécurisée, fournit un accès consolidé à des données agrégées mensuellement pour les messages titres sur plusieurs niveaux : global, régional et national. Ce nouveau service fournira aux acteurs du marché de meilleurs indicateurs business pour les aider dans leur prise de décision. Il peut également être utilisé pour le benchmarking et l’analyse des tendances du marché, le partage d’activité et les indicateurs opérationnels. Dans un premier temps, Watch for Securities couvrira les messages liés à la gestion d’actifs et les messages de règlement pour les marchés d’actions et de taux.

La Rédaction

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