(Africa Diligence) Notre sélection de la semaine en matière de veille et d’intelligence économique : la Tunisie se met à la diplomatie économique ; l’intelligence économique au service de l’industrie pharmaceutique ; la défense de sa réputation ; la polémique autour des recrutements de Viettel Cameroun ; le concours iLab honore le bid data ; l’Algérie présente des résultats économiques solides ; l’intelligence économique, tout et son contraire.

« Tunisie : une cellule au MAE dédiée à la diplomatie économique »

Lu sur Maghreb Emergent

Le ministre tunisien des affaires étrangères annonce la création de la première cellule consacrée à la diplomatie économique au sein de son département ministériel. Cette cellule comprendra des représentants de la présidence de la République, du ministère des affaires étrangères, du centre de promotion des exportations et des représentants de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA). Elle a pour mission d’aider les hommes d’affaires et les investisseurs tunisiens à prospecter de nouveaux marchés extérieurs et opportunités d’investissement. Aussi, elle sera chargée de faciliter l’obtention de visas d’entrée en Tunisie pour les agents économiques étrangers.

« L’Intelligence Economique, un levier essentiel pour l’industrie pharmaceutique »

Lu sur Cell’IE

L’intelligence économique séduit de plus de plus les grands groupes industriels. Ces grands groupes ont compris que cette activité représente un levier essentiel pour améliorer leur position sur un marché économique soumis à de fortes tensions. Parmi ces tensions, on peut relever les incertitudes, les difficultés relatives à des produits défectueux, les manœuvres habiles des concurrents, la responsabilité sociétale de l’entreprise qui véhicule une certaine image face à l’opinion publique, la pertinence des produits et services par rapport aux attentes des clients, les textes de lois et les changements de réglementation… L’industrie pharmaceutique intègre donc la démarche de l’intelligence économique qui sert principalement à i) surveiller les cadres juridiques ; ii) surveiller les habitudes de consommation des individus ; iii) surveiller les éventuelles prises de positions agressives envers l’entreprise, rumeur, désinformation ; iv) surveiller les dépôts de brevets des concurrents, les différents partenariats et fusions.

« Comment défendre sa réputation : une question de confiance »

Lu sur Libération

Selon une enquête menée par Citizen Lab et Kaspersky, le Maroc fait partie des pays qui ont acquis un logiciel de surveillance conçu par une société italienne, utilisé pour espionner les téléphones mobiles (smartphone). Cet espionnage est rendu facile à cause de la vulnérabilité des principaux systèmes d’exploitation de ces téléphones (iOS, Android, Blackberry et Windows). Ce logiciel d’espionnage peut prendre le contrôle du microphone, de l’appareil photo et des applications, y compris les services de géo-localisation. Très souvent, il suffit de cliquer sur un lien ou une pièce jointe reçu par mail sur son smartphone ou son ordinateur pour que ce dernier s’installe. Une fois le smartphone infecté, il peut notamment envoyer toutes les informations qu’il rencontre à travers le réseau sans fil Wi-Fi, activer le microphone ou le GPS à distance, prendre des photos, visualiser les conversations sur WhatsApp, Viber et Skype, des pages Internet mis en cache.

« Cameroun: polémique autour de Viettel »

Lu sur BBC Afrique

Le troisième opérateur de téléphonie mobile au Cameroun Viettel (entreprise Vietnamienne) qui doit officiellement lancer ses activités en septembre 2014, est accusé de manquer à ses engagements en recrutant massivement des vietnamiens au détriment des camerounais. Selon Ahmadou Baba Danpoulo, président au conseil d’administration du groupe, sur un total de 936 personnes, 396 sont du Vietnam. Ce qui suscite davantage l’inquiétude d’Ahmadou Baba Danpoulo, c’est l’annonce de l’arrivée de 400 autres expatriés vietnamiens. Le directeur général adjoint de Viettel, Moise Bayi indique par ailleurs que les Vietnamiens, dont le nombre constitue actuellement l’essentiel des effectifs, seront rapatriés trois mois après le lancement des activités. A la signature de la convention de concession, Viettel Cameroun, unique détenteur de la licence 3G s’était engagé à créer 6 300 emplois directs et indirects.

« Le big data fait un tabac au concours national d’innovation i­Lab »

Lu sur Le Monde Informatique

221 startups ont remporté le concours i­Lab organisé par le ministère de l’Enseignement et de la Recherche français. Ce concours national d’aide à la création d’entreprises récompense les jeunes entreprises les plus innovantes en détectant et en faisant émerger des projets de création d’entreprises de technologies. Présenté le 1er juillet 2014, les résultats de ce concours ont mis l’accent sur le big data. Parmi les lauréats, figure notamment Cogniteev un éditeur de services big data et de recherche sémantique en mode SaaS. Créée en avril 2013, Cogniteev est spécialisée dans le développement d’algorithmes de traitement sémantique et de captation de données à l’échelle du web. Linkurious, une start-up qui propose une solution permettant de visualiser et d’explorer les connections dans les données, ainsi que Dataiku, un studio d’analyse de données, et de construction d’applications prédictives en environnement big data font également partie des gagnants.

« Algérie : des résultats économiques solides »

Lu sur Africa Diligence

Dans un contexte de stabilité politique, l’Algérie continue de présenter des résultats économiques solides. En 2013, le taux de croissance de l’Algérie s’est établi à 3% contre 3.3% en 2012. Cette croissance est tirée par la demande privée et les investissements des entreprises publiques, ce qui a permis de compenser un recul des exportations, notamment d’hydrocarbures, et des dépenses publiques. Par ailleurs, après une stabilité autour de 10%, entre 2010 et 2012, le chômage a baissé à 9.8% en septembre 2013. Pour l’Agence d’informations stratégiques spécialisée sur les marchés africains, la géopolitique des matières premières et l’intelligence économique en Afrique (Africa Diligence), l’amélioration du climat des affaires (l’Algérie est classé 153/184 pays évalués en 2014 au classement Doing Business) en Algérie permettra d’améliorer considérablement les perspectives économique de ce pays.

« Intelligence économique : tout et son contraire »

Lu sur Les Echos

Le discours sur l’intelligence économique use et abuse du concept de la totalité, ce qui provoque une approche davantage incantatoire qu’opérationnelle. Ainsi, deux axes complémentaires peuvent être suggérés : i) tenter d’éviter, voire supprimer l’usage des mots comme tous, tout, toute, toutes ainsi que les autres termes forts de la totalité, comme : exhaustivité, complet, permanent. Il faut ainsi trouver des alternatives de vocabulaires. ii) Dénoncer l’idéal de la totalité, afin de dépasser la simple figure de style en évitant l’usage des mots de totalité. L’usage de la totalité est un aveu d’impuissance à raisonner au niveau stratégique et à rester au niveau gestionnaire. Il ne s’agit pas de dire qu’il « faut presque toute l’information », il faut dire que nous ne voulons pas toute l’information, qu’elle est impossible et qu’elle n’est pas souhaitable, car vouloir toute l’information est en dehors de la nouvelle intelligence des affaires.

La Rédaction

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