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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Les défis de la diplomatie économique africaine (2)

Rappel: bien avant la chute de Lehman Brothers le 15 septembre 2008, la plupart des grandes puissances travaillaient déjà à orienter leur diplomatie dans un sens résolument Business. En France par exemple, les opérateurs économiques sont quasiment de tous les voyages internationaux de Nicolas Sarkozy depuis mai 2007.  Pour gagner des parts de marché à l’extérieur et attirer plus d’investisseurs et de touristes étrangers, la diplomatie africaine doit relever au moins deux défis: élaborer des stratégies nationales d’intelligence économique et activer les leviers d’actions stratégiques correspondants.

Activer les leviers d’actions stratégiques

A ce niveau, trois principaux axes retiennent l’attention des stratèges pour ce qui est notamment de l’influence. Il s’agit d’internet, des normes et du cas spécifique des ONG et associations internationales.

Internet

Il n’est nul besoin d’adhérer aux théories du complot pour constater que le traitement de l’information africaine dans les grands médias internationaux pose un grave problème et constitue un puissant frein aux investissements étrangers. Même si l’actualité n’est pas toujours à la fête, force est d’observer que les atouts du continent noir ne sont que très rarement à la une des journaux et magazines. Devant ce constat, Internet apparaît comme une caisse de résonance low cost capable de servir de contre-pouvoir au rouleau compresseur de grands médias. C’est la plage rêvée pour impacter les perceptions d’investisseurs et de touristes potentiels dans un marché qui comptera 2,2 milliards  d’internautes en 2013!

Les normes et classements

A l’heure qu’il est, de nombreux classements et normes existent dans la sphère internationale pour mesurer la performance des États, des entreprises, des individus ou de l’attractivité d’une région. Même s’ils ne font pas l’unanimité, les classements tels que Doing Business attirent l’attention des décideurs politiques, des opérateurs économiques et de l’opinion publique. A défaut d’en créer, la diplomatie économique africaine doit pouvoir infiltrer ces sphères de manière pro-active afin d’en impacter les usages et la finalité. Abandonner ce terrain oblige toujours à la défensive. C’est pour cette raison primordiale que la Chine (à travers l’université Jiao Tong de Shangai) par exemple, a initié le classement des 500 premières universités du monde en 2003, en attendant d’investir le champ des ONG.

Les ONG et associations internationales

Hormis des cas exceptionnels comme celui des autorités d’Abuja qui ont exigé et obtenu les excuses de l’américain Sony le 21 septembre dernier pour atteinte à la réputation du Nigeria dans une publicité, les exécutifs africains sont rivés dans une posture défensive. Pis, ils se défendent mal lorsqu’ils sont pris à partie par des ONG comme Transparency International. Ce type d’affrontement asymétrique est et sera défavorable à l’image du continent tant que l’Afrique n’aura pas généré des ONG capables de faire face à leurs homologues occidentaux. Les dirigeants chinois l’ont appris à leurs dépends lors du passage de la flamme olympique en Europe en août 2008, même s’ils ont su réagir par des opérations d’information ciblées.

La diplomatie économique est avant tout une question d’influence et de stratégie. Produire des connaissances ou des œuvres d’art, créer des normes ou des classements, organiser des visites touristiques ou d’affaires, octroyer des bourses d’étude ou des distinctions honorifiques… sont redoutablement efficaces lorsqu’ils sont pilotés par un État-stratège. Les diplomates ne demandent pas plus pour contribuer  à la richesse des nations.

Guy Gweth


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