Libéria, un pays au potentiel de développement prometteur

[Africa Diligence] Tirée par les exportations de minerai de fer, le BTP et les services, l’économie libérienne s’est hissée à 6,8% en 2014. Selon les prévisions de la BM, le PIB réel augmentera de 8,2% en 2015. Le pays est riche en ressources naturelles et grâce à des mesures incitatives intelligentes, le gouvernement entend bien rejoindre les pays à revenus intermédiaires en 2030. En dépit des difficultés liées à Ebola, le Libéria est un pays plein de promesses.

Le régime d’imposition du revenu au Libéria a été stable depuis l’année 2001 lorsque le Revenue Code a été promulgué en 2000. Cependant, en 2011, il y a eu quelques modifications avec des sections spécifiques prévues pour les opérateurs pétroliers et miniers.

  • L’impôt sur les sociétés, dont le taux s’élève à 25% pour toutes les sociétés, exception faite des sociétés minières et pétrolières dont le taux est de 30%
  • L’impôt sur le revenu des personnes physiques avec des taux progressifs allant de 0% à 25%
  • La taxe sur les biens et services, qui s’élève à 7%.

Les IDE en chiffres

Les flux d’investissements étrangers en direction du Libéria sont repartis à la hausse avec la fin des conflits, la stabilisation politique et la levée de l’embargo. Le flux d’IDE entrants en 2012 se chiffrait à 985 millions USD et en 2013 ils ont atteint 1 061 millions USD.

Les IDE pâtissent cependant d’un réseau d’infrastructures médiocre, de lourdeurs bureaucratiques, d’un haut niveau de corruption et de la faible qualification de la main-d’œuvre. Le gouvernement tente actuellement de rendre les procédures plus transparentes pour les investisseurs.

Les ressources minières, le caoutchouc et les plantations d’huiles de palmes attirent le plus d’IDE. La Corée du Sud, l’Allemagne et Singapour sont les principaux pays investisseurs.

Climat des affaires

  • Le gouvernement du Libéria est engagé à réformer et à améliorer l’environnement des affaires. En dépit des handicaps persistants qui ralentissent les progrès, des améliorations ont été apportées aux institutions publiques en 2013. Des réformes importantes ont été adoptées, telles que la création en 2014 d’une autorité fiscale (Liberian Revenue Authority) partiellement indépendante et la fusion du ministère des Finances et de la Planification avec le ministère des Affaires économiques.
  • Une politique nationale de décentralisation et un projet de loi sur l’administration locale sont en préparation. Le gouvernement prépare également une nouvelle loi pétrolière, opère une restructuration de la compagnie pétrolière nationale et une révision de la loi minière. Il élabore également une politique foncière et projette de nouvelles législations pour l’énergie et les routes.
  • Un guichet unique pour formaliser ou inscrire toutes les entreprises. Le temps pour enregistrer une entreprise est de 4,5 jours et le coût pour les entreprises étrangères varie de 400 et 900 USD selon le type d’entreprise.
  • La politique des Micro, petites et moyennes entreprises (MPME) se concentre sur les quatre éléments du climat d’investissement qui leur sont d’une importance primordiale : (1) le cadre / juridique et réglementaire ; (2) l’accès au financement ; (3) l’accès aux marchés ; et (4) des compétences et des connaissances.

Incitations

  • Il n’y a pas de TVA applicable et les taxes à l’importation / exportation sont faibles.
  • L’équipe d’International Finance Corporation collabore avec le gouvernement du Libéria pour améliorer le climat d’investissement en augmentant l’accès au financement et d’inspirer une plus grande confiance au Libéria en tant que destination d’investissement.
  • Selon l’Investment Act of 2010 et le Revenue Code of 2000, les investisseurs étrangers ont des droits similaires et sont assujettis à des droits et obligations similaires à celles qui s’appliquent aux investisseurs nationaux
  • L’Investment Act de 2010 renforce la protection des investissements en (1) fournissant des garanties contre l’expropriation injuste ; (2) en garantissant la capacité des investisseurs à rapatrier les capitaux et les bénéfices ; (3) en obligeant le gouvernement à protéger la propriété intellectuelle ; (4) et en donnant l’accès à des mécanismes de règlement des différends internationalement reconnues.

Accords commerciaux bilatéraux

Le Libéria a signé quelques accords commerciaux bilatéraux, mais certains sont restés inactifs pendant des années. Le ministère du Commerce travaille avec des partenaires internationaux et nationaux pour harmoniser les tarifs, inciter les organismes régionaux et mondiaux, et renforcer l’environnement réglementaire.

Le Libéria jouit d’un accès préférentiel au marché des États-Unis en vertu de l’accès spécial et des programmes de réduction de droits, y compris le Generalized System of Preference (GSP) et l’African Growth and Opportunity Act (AGOA). En mai 2011, les autorités de Monrivia et l’UE ont signé un accord commercial global, le Voluntary Partnership Agreement (VPA). Le pays a accès aux marchés régionaux considérables, tels que celui de la CEDEAO qui compte 250 millions de consommateurs et celui de la Mano River Union (MRU) avec près de 40 millions de consommateurs.

Gaétan Awa (Avec Knowdys Database, PEA et LNIC)

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