[Africa Diligence] D’après le Wall Street Journal, HSBC, Bank of Nova Scotia, Barclays, Crédit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, J.P. Morgan, Société Générale, Standard Bank et UBS sont sous le coup d’une enquête sur le processus de fixation des cours de l’or, de l’argent, du platine et du palladiums. La Justice américaine les soupçonne de manipulation. De lourds soupçons.

Le département de la Justice et la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) américaine enquêtent sur au moins 10 grandes banques pour manipulation présumée des prix des métaux précieux, d’après le Wall Street Journal (WSJ) du 23 février 2015, qui cite des personnes proches de l’enquête.

L’enquête porte sur le processus de fixation des cours de l’or, de l’argent, du platine et du palladium à Londres, précise le quotidien économique. Les banques concernées sont HSBC, Bank of Nova Scotia, Barclays, Crédit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, J.P. Morgan, Société Générale, Standard Bank et UBS.

Ce n’est pas la première fois que le rôle des banques dans le processus de détermination des prix de ces matières premières est mis en cause mais les enquêtes menées jusqu’ici n’ont pas abouti, rappelle le WSJ. Goldman Sachs, HSBC et la sud-africaine Standard Bank, ainsi que le groupe de chimie allemand BASF, sont également visés depuis novembre 2014 par une plainte aux Etats-Unis pour manipulation sur les prix du platine et du palladium.

Selon cette plainte déposée devant un tribunal de Manhattan, Goldman Sachs, HSBC, Standard Bank et BASF Metals ont organisé pendant de nombreuses années des téléconférences pour fixer le prix de référence du platine et du palladium. Le prix des métaux joue également sur les produits financiers dérivés dont il sert de sous-jacent. La plainte les accuse d’avoir utilisé cette méthode, alors admise, pour manipuler les prix de ces deux métaux, entre autres en partageant des informations confidentielles sur les ordres d’achats et de ventes de leurs clients.

Dans le cadre d’une réforme générale des fixings des métaux précieux à Londres, c’est désormais le London Metal Exchange (LME) qui se charge depuis le 1er décembre de fixer les prix de référence pour le platine et le palladium, de manière plus transparente et électronique.

La méthode de fixation des prix de référence de l’argent est aussi confiée depuis l’été dernier à l’opérateur boursier CME Group et au groupe américano-canadien d’informations financières Thomson Reuters. Une nouvelle méthode pour la fixation des prix de l’or doit aussi entrer en vigueur fin mars 2015.

(Avec Reuters)

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