Arnaque sur les œufs : vérifiez bien ce détail avant de les acheter et de faire avoir

En faisant ses courses à Carrefour, un internaute remarque un fait étrange concernant les œufs. Il partage alors l'information.

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Divers articles disponibles dans les supermarchés sont actuellement sujets à la shrinkflation, et les œufs ne font pas exception. Si vous en achetez régulièrement, peut-être l’avez-vous déjà remarqué. Mais pour les autres, on vous explique comment éviter de vous faire avoir.

C’est quoi d’ailleurs la shrinkflation ? Et pourquoi il faut être attentif quand on fait ses courses au supermarché ? Voyez cet article comme un guide de survie en période d’inflation. En effet, les fabricants n’hésitent pas à magouiller pour vous pousser à acheter. 

L’exemple de shrinkflation avec les œufs #

Lors de vos courses, la vigilance s’impose, car personne n’est à l’abri des subterfuges des marques et des grandes enseignes. Un internaute du nom de Gaël a récemment mis en lumière un subterfuge sur X (anciennement Twitter) concernant des boîtes de 18 œufs de plein air de petits et gros calibres chez Carrefour.

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Quel est le problème avec ces boîtes d’œuf ? C’est simple, d’une semaine à l’autre, Carrefour vend les boîtes de la marque au même prix. Le problème, c’est que le client remarque que le poids n’est pas le même. « La différence de poids est de 20% (63g>53g)« , écrit-il.

Cet exemple illustre parfaitement la shrinkflation, une pratique commerciale qui se caractérise par une diminution de la quantité d’un produit tout en maintenant le même prix. Récemment, les internautes ont critiqué McDonald’s avec la sortie d’une nouvelle formule pour le fameux Big Tasty. Ce burger, imposant, semble désormais plus petit. Pourtant, le prix n’a pas baissé. 

Les explications de Carrefour au sujet des œufs #

Les internautes s’insurgent en voyant la différence de poids, mais pas la différence de prix. Alors, l’enseigne Carrefour est dans l’obligation de se justifier.

« Pour garantir la disponibilité des œufs en magasin, nous avons accepté le calibre ‘petit’ supérieur à 47 g de manière temporaire. Hors période de crise, nous ne commercialisons que des calibres moyens et gros. Mais la crise dure et le marché est encore tendu. Le volume est tel que, pour optimiser la disponibilité client, nous achetons les œufs de petit, moyen et gros calibre au même prix ».

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La shrinkflation n’épargne pas uniquement les œufs, mais touche également d’autres produits comme les croquettes pour chiens, les chips, les couches et certains produits surgelés. Elle suscite inquiétude de l’association FoodWatch depuis plusieurs années.

Quand le gouvernement s’en mêle #

Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a condamné ces pratiques « abusives » fin août et a exprimé le souhait d’imposer aux marques recourant à cette pratique l’indication du changement de grammage sur les emballages.

À ce jour, Carrefour semble être la seule enseigne à avoir pris des mesures préventives. Mais cela ne veut pas dire que vous ne risquez plus de payer des œufs moins lourds au même prix.

En effet, depuis septembre, sous la direction d’Alexandre Bompard, l’enseigne a instauré un système d’étiquetage. Ce dernier permet aux consommateurs d’identifier les produits qui conservent la même quantité qu’auparavant. Et qui ont le même prix.

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Alexandre Bompard a souligné cette initiative en déclarant dans l’émission C dans l’air sur France 5 le 6 septembre dernier : « J’ai demandé à ce qu’il y ait une étiquette sur les produits sur lesquels on a de la ‘shrinkflation’, disant : ce produit a vu son contenant baisser et son prix augmenter. Comme ça, on va avoir une information la plus fiable possible pour les consommateurs, parce que c’est inacceptable de faire ça ».