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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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CNN veut vendre l’Angola à la planète entière

Le 17 janvier 2012, à Luanda, la chaîne de télévision américaine CNN a très clairement manifesté son intérêt de promouvoir le développement socio-économique de l’Angola à l’international, notamment l’évolution enregistrée au cours de neuf dernières années, depuis la guerre.  C’est Kim Norgard, le chef du Bureau de CNN pour l’Afrique, qui a apporté cette offre exceptionnelle aux Angolais.

 “L’Angola a beaucoup d’exemples à donner au monde. Nous voulons divulguer cette réalité et faire partie de ce processus de développement”, a soutenu Kim Norgard, au cours de l’audience que lui a accordée la ministre angolaise de la Communication Sociale, Carolina Cerqueira.

Selon lui, la CNN veut montrer les potentialités naturelles, le mode de vie des Angolais, les actions du gouvernement et d’autres initiatives de ce pays d’Afrique australe, qui fascinent le monde.

Carolina Cerqueira a, pour sa part, assuré que le Ministère de la Communication Sociale était disposé à collaborer avec CNN, lui garantissant tout appui institutionnel pour qu’elle puisse véhiculer la réalité du pays.

 “Nous sommes satisfaits de votre intérêt, nous voulons que vous connaissiez l’Angola et que vous montriez, en commençant par nos initiatives de lutte contre la pauvreté un peu partout au pays, les difficultés et aussi les bonnes initiatives, ainsi que d’autres questions de votre intérêt”, a-t-elle confié.

Cette rencontre a notamment réuni le directeur national de la Communication Sociale, Luís de Matos, et le directeur des Questions corporatives de Multi Choice Angola, Arlindo Lopes, entre autres participants.

En Rappel

L’économie de l’Angola est fortement dépendante du secteur pétrolier, et elle a été sévèrement touchée par la chute des prix et de la demande en 2009. La croissance du PIB, l’une des plus rapides au monde pendant des années, n’a pas dépassé 3.4 % en 2010, après être tombée à 2.4 % en 2009. Elle avait atteint 13.8 % en 2008. Malgré la reprise des cours pétroliers, la croissance a été entravée en 2010 par une accumulation d’arriérés de dette publique dans les secteurs de la construction et des infrastructures. Les prévisions sont néanmoins optimistes : la croissance devrait rebondir à 7.5 % en 2011, tirée par des cours pétroliers élevés et par une reprise du programme d’investissements publics (PIP).

L’inflation reste un problème en Angola. Après des années d’érosion, elle a rebondi en 2008 (6 %) pour atteindre 13.7 % en 2009 et prendre encore un point de plus en 2010. On prévoit un tassement à 11.7 % en 2011. Ce retour de l’inflation s’explique par une détérioration du taux de change et par la forte augmentation des prix du pétrole et du gazole après la suppression des subventions. L’inflation devrait demeurer  à deux chiffres en 2010 et 2011 en raison des contraintes structurelles pesant sur les transports publics et la distribution des produits agricoles.

Les efforts de soutien au taux de change en 2009 ont sévèrement creusé les réserves monétaires, provoquant une révision de la politique monétaire qui a été inscrite dans la nouvelle constitution approuvée en février 2010. La Banco Nacional de Angola (BNA) intervient désormais dans la définition des taux de change et des taux d’intérêts au côté des ministères du Plan et des Finances. Avec la récupération du solde budgétaire et de celui des comptes courants, entamée en 2010 dans la foulée de la hausse des cours pétroliers, la politique monétaire devrait se desserrer en 2011, au bénéfice de l’activité du secteur privé.

Si les activités hors secteur pétrolier ont connu une croissance moyenne de 14 % depuis quatre ans, la diversification de l’économie reste faible. Les secteurs du bâtiment et des infrastructures restent très dépendants du PIP, et la croissance de l’agriculture ne fait que refléter l’effet de rattrapage des 27 années de guerre civile subies par le pays jusqu’en 2002. L’industrie minière reste dominée par le pétrole et le diamant, même si les exploitations d’avant-guerre de minerai de fer, d’or et de cuivre en cours reprennent. Le commerce, qui s’était développé de façon informelle pendant la guerre, a été fortement perturbé en 2010 par le déplacement décidé par les autorités du marché de Roque Santerio, jusqu’alors le plus grand marché d’Afrique subsaharienne. Les activités industrielles sont largement dominées par les entreprises du secteur pétrolier et gazier.

Alors que le secteur public a toujours du mal à attirer l’investissement privé dans nombre de secteurs, les autorités se sont attaquées depuis 2002 à de grands défis sociaux et économiques sans explosions significatives de violence. La pénurie générale de ressources humaines qualifiées constitue le principal frein à la croissance à moyen terme. Les autorités espèrent améliorer à court terme l’accès aux services de base grâce à un ambitieux plan de développement des infrastructures, encouragé par la bonne note de crédit-risque du pays.

L’économie de l’Angola reste tirée principalement par l’investissement public, entaché par la corruption et la politique. Les programmes nationaux de planification soulignent la nécessité d’une  meilleure coordination des politiques, et une politique de développement des infrastructures s’impose avec évidence. Des efforts sont en cours pour encourager le secteur privé et réduire la dépendance de l’économie envers l’investissement public.

La Rédaction avec AngolaPress & PEA

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