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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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L’Afrique accroît son attractivité économique d’après EY

L’Afrique accroît son attractivité économique d’après EY

(Africa Diligence) Depuis 2000, la taille de l’économie africaine a plus que triplé. Le processus de démocratisation, l’amélioration de l’environnement commercial, la croissance de l’investissement, l’amélioration de la qualité de vie sont les principaux leviers de la croissance économique d’un grand nombre d’économies africaines depuis la dernière décennie, selon le rapport 2013 d’EY (en anglais).

La part des investissements directs à l’étranger (IDE) destinés à l’Afrique est en augmentation depuis 5 ans : elle est passée de 3,2 % en 2007, à 5,6 % en 2012.

Les pays émergents investissent de plus en plus en Afrique subsaharienne

Alors que les investissements des pays développés à destination de l’Afrique ont chuté de 20 %, les pays émergents prennent le relais : leurs investissements en Afrique ont augmenté de plus de 21 % depuis 2007. Parmi eux, les plus grands investisseurs sont l’Inde (237 projets), l’Afrique du Sud (235) et la Chine (152).

L’investissement intra-africain est également très actif, il a augmenté de 33 % depuis 2007 notamment sous l’influence des projets sud-africains, kényans et nigérians. Cette tendance révèle une confiance et un optimisme croissants chez les Africains eux-mêmes dans l’avenir de leur continent.

Ainsi, les projets d’IDE en Afrique subsaharienne ont augmenté de 22 % depuis 2007. L’Afrique du Sud, Le Nigeria, le Kenya, la Tanzanie, la Zambie et le Mozambique font partie des pays les plus attractifs. Dans le même temps, les investissements étrangers vers l’Afrique du Nord stagnent, en grande partie à cause de l’instabilité politique.

S’éloigner des industries d’extraction pour une croissance durable

Contrairement aux idées reçues, la croissance que connaît l’Afrique est durable puisqu’elle est issue à moins d’un tiers de l’exploitation de ses ressources naturelles, notamment pétrolifères, gazières et en minerais. Les industries extractives ont ainsi représenté 12 % des capitaux investis en 2012, soit un recul de 14 points depuis 2007.

Une tendance à la diversification des activités oriente les IDE davantage vers les services – qui représentent plus de 70 % des investissements étrangers en 2012 – la fabrication, et les activités liées aux infrastructures.

Les secteurs miniers et des métaux sont toujours perçus comme présentant le plus grand potentiel de croissance du continent. Cependant les projets d’infrastructures suscitent un intérêt grandissant et sont, avec les technologies de l’information et de la communication, les services financiers, et l’éducation, les potentiels leviers de croissance pour l’Afrique.

L’Afrique, nouveau continent émergent ?

La perception de l’Afrique par les investisseurs s’améliore depuis 2011. Mais tandis que les investisseurs installés sur le continent sont particulièrement positifs – ils classent l’Afrique en seconde place des destinations d’investissement les plus attractives au monde après l’Asie – les investisseurs non implantés en Afrique sont en revanche bien plus négatifs et classent la région en dernière position en termes d’attractivité.

Cet écart s’explique notamment par l’écart « entre les risques opérationnels réels et les risques supposés » souligne EY.

En dépit des 800 projets dans ce secteur, le manque d’infrastructures est le plus grand problème africain pour les investisseurs. Si les réformes économiques, politiques et sociales nécessaires sont entreprises, l’Afrique pourrait se hisser parmi les marchés à croissance rapide et connaître le même développement que certaines puissances émergentes d’Asie ou d’Amérique du Sud.

Forte de sa population jeune – plus la moitié de la population du continent a aujourd’hui moins de 20 ans – l’Afrique sera en 2035 la plus grande réserve de main-d’œuvre du monde. Certains pays tels que le Nigeria, le Ghana, l’Angola, l’Égypte, et l’Afrique du Sud pourraient alors bien être les moteurs de croissance de l’économie mondiale.

Félicité de MAUPEOU

 

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