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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Pour investir en Afrique, il faut être accompagné

(Africa Diligence) L’Afrique attire de plus en plus d’investissements. De 12 milliards de dollars en 2002, ils sont passés à 46 milliards en 2012. Mais «pour aller investir en Afrique, vaut mieux y aller accompagné», comme l’a souligné Jean René Fourtou, co-président du Club des chefs d’entreprises France-Maroc.

Parallèlement à la réaffirmation de la solidité des liens politiques entre le Maroc et la France, la récente visite de François Hollande a été également une occasion de rencontre pour les hommes d’affaires des deux côtés. En effet, «la fréquence des rencontres des chefs d’entreprises marocains et français s’intensifie de façon considérable, dans la mesure où c’est le troisième forum organisé cette année», a souligné Miriem Bensalah Chaqroun, présidente de la CGEM, lors de la rencontre organisée par le patronat français en partenariat avec le Medef à Rabat.

Les hommes d’affaires des deux côtés étaient en conclave pour identifier de nouvelles coopérations pour un partenariat durable. «Ce thème symbolise un nouvel élan de notre relation qui veut mettre le citoyen du Sud au cœur des préoccupations», a ajouté Bensalah. En effet, les chefs d’entreprises marocains et français, qui ont pris conscience du potentiel qu’offre le continent africain en termes de croissance, ont partagé leurs expériences en matière d’investissement sur ce marché prometteur. Néanmoins, la conquête de l’Afrique doit être conçue autrement, «et ne doit pas se faire avec l’arrogance d’hier», comme l’a noté la présidente de la CGEM. D’ailleurs, «l’Afrique a été pendant longtemps perçue comme le continent de toutes les déceptions. Or, nous constatons depuis une décennie que les choses ont changé et qu’il s’agit de plus en plus d’un véritable centre d’ascension pour le monde entier», a estimé pour sa part Mohamed El Kettani, directeur général d’Attijariwafa bank, et coprésident du Club des chefs d’entreprises France-Maroc. Un constat partagé par Mustapha Terrab, PDG de l’OCP qui, en pointant un «problème de perception», a affirmé qu’au moment où «l’Afrique était considérée comme le lieu des problèmes, nous la voyons comme une terre des opportunités». D’ailleurs, les deux patrons ont misé sur le potentiel que recèle ce continent où tout est à construire. Et les résultats sont concluants.

Pour l’OCP, les exportations des engrais sont passées de 50.000 tonnes à 500.000 tonnes au cours des six dernières années. Idem pour le groupe Attijariwafa bank dont les performances en Afrique représentent 25% du chiffre d’affaires consolidé et 15% du résultat net.

Globalement, ce continent attire de plus en plus d’investissements qui sont passés de 12 milliards de dollars en 2002 à 46 milliards en 2012. «Pour aller investir en Afrique, vaut mieux y aller accompagné», comme l’a souligné Jean René Fourtou, co-président du Club des chefs d’entreprises France-Maroc.

D’ailleurs, plusieurs partenaires franco-marocains semblent l’avoir compris. Ils ont agi dans le cadre d’un partenariat nord-sud-sud, basé sur l’approche de colocalisation, qui constitue désormais une référence dans les relations économiques entre les deux pays.  C’est le cas de Lesieur-Sofiproteol et Risma qui veut lancer un Givet, en partenariat avec la BMCE, afin de renforcer le développement sur le continent africain».

Note : l’Afrique, nouvel eldorado de la croissance. Cela semble être bien pris en compte par plusieurs groupes mondiaux. Plusieurs d’entre eux «ont anticipé cette évolution, en réalisant un nouveau découpage de leurs activités, passant du modèle classique vers une conception d’une nouvelle zone géographique réunissant l’Europe, la Méditerranée et l’Afrique», comme l’a expliqué Jean-Louis Guigou. Néanmoins, la réussite de cette orientation nécessite de «renforcer les actions de lobbying et de sensibilisation au niveau des Etats et des organisations multilatérales», a estimé Mustapha Terrab. A cela s’ajoutent «une très grande réactivité et une plus grande confiance dans les capacités locales» note Mohamed El Kettani.

Mohamed Ali MRABI 

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