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L'Edito de Guy Gweth

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La philanthropie dans les affaires, la politique et la culture

La philanthropie dans les affaires, la politique et la culture

[Africa Diligence] « Les fondations : plus efficaces que les Etats ? » Tel est le thème sur lequel ont débattu Tony Elumelu et Bill Gates le 24 octobre 2016 à Paris. Ensemble, ils ont analysé le rôle de la philanthropie dans les affaires, la politique et la culture au « Club de l’Economie » organisé par le journal français Le Monde.

S’exprimant au Club de l’Economie à Paris lundi, Tony O. Elumelu, président de Heirs Holdings et UBA Plc et fondateur de la Fondation Tony Elumelu, a fait un appel à la communauté des affaires française, aux acteurs mondiaux influents, y compris les africains, pour adhérer à «la philanthropie structurée », dans l’appui aux entrepreneurs à fort potentiel, comme moyen de parvenir à un développement durable en Afrique.

C’est au cours d’une interview avec Serge Michel, rédacteur en chef au Monde Afrique, qu’il a lancé cet appel à un auditoire de dirigeants politiques et économiques de haut niveau dont l’Agence Française de Développement, le Ministère des Affaires Etrangères, des représentants d’organisations internationales telles que la Banque mondiale et le FMI, ainsi que des représentants de la société civile et des journalistes sélectionnés. Cela intervient quelques jours avant la tenue du Tony Elumelu Foundation Entrepreneurship Forum, le plus grand rassemblement annuel des entrepreneurs africains, qui doit avoir lieu le 28-29 Octobre à Lagos, au Nigeria, pour célébrer la sélection 2016 des 1000 entrepreneurs Tony Elumelu, choisis parmi plus de 45.000 candidats dans 54 pays africains.

Cette édition spéciale du Club de l’Economie a été consacrée à l’influence de la philanthropie mondiale sur les affaires, la politique et la culture, mettant en vedette les plus influents philanthropes dans le monde, y compris l’homme le plus riche du monde, Bill Gates. Avant sa participation au Forum du journal Le Monde, M. Elumelu a rendu une visite de courtoisie à l’Agence Française de Développement (AFD), où il a rencontré son Directeur Général Remy Rioux pour discuter des moyens concrets par lesquels l’AFD peut être appuyée par des partenaires locaux dans ses engagements croissants de financement annuel pour l’Afrique. M. Elumelu a été rejoint par Bill Gates, son co-panéliste au Forum Le Monde de la philanthropie.

  1. Elumelu a expliqué les défis liés au développement en Afrique. « Les plus grands obstacles au développement du continent sont un environnement des affaires peu favorable, le manque d’infrastructures permettant l’accès à l’électricité. Imaginez un jeune entrepreneur devant batailler pour avoir un accès à l’électricité pour une entreprise en pleine croissance « .

Il a ainsi proposé certaines solutions : «Il est important que les Africains embrassent de plus en plus l’idée de  » don structuré »parce que cela aide, en particulier les personnes qui le méritent qui ne font pas partie de nos familles, de nos communautés mais qui ont un grand besoin et un grand potentiel « .

Expliquant davantage les avantages de l’Africapitalisme, M. Elumelu a cité les réalisations du programme Entrepreneurship de la Fondation Tony Elumelu comme exemple valable de la façon dont les Africains peuvent résoudre leurs propres problèmes par l’intermédiaire de l’entreprenariat et une meilleure gouvernance.

« Une meilleure gouvernance permettra de résoudre nos problèmes. Nous ne pouvons pas nous permettre d’ignorer l’entreprenariat. Nous avons besoin de faire les deux. Nous avons besoin que le gouvernement réalise que le succès des entrepreneurs conduira à plus de succès pour le gouvernement. Le gouvernement ne peut créer toutes les possibilités d’emploi nécessaires à l’économie. Seul le secteur privé peut le faire. Le gouvernement doit créer un environnement favorable pour permettre aux entreprises de prospérer. « 

Bill Gates, également panéliste lors de l’événement, a étayé ce point au cours de sa session : « Les États ne peuvent plus financer eux-mêmes leur développement, en redonnant, nous puisons dans la meilleure partie de nous-mêmes. Tout ce que nous avons fait de significatif, nous l’avons fait à travers des partenariats. »

Quant à M. Elumelu, il a conclu en encourageant les investisseurs français à se mettre en rapport avec des partenaires locaux, tout en appelant à la fois le secteur public et privé à investir de nouveau sur le continent en se concentrant sur l’entreprenariat.

Parmi les autres participants de marque à l’événement il y avait, aux côtés de Bill Gates, Jean-Marc Ayrault, Ministre des Affaires Etrangères de la France, l’Aga Khan, chef spirituel de la communauté musulmane ismaélienne et Rémy Rioux, Directeur Général de l’Agence Française de Développement.

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