Le ministre tanzanien de l’Energie, Sospeter Muhongo, veut que tous les contrats pétroliers et gaziers conclus par la Tanzanie soient remis en cause et renégociés d’ici novembre 2012. Les autorités de Dodoma estiment que les conditions actuelles ne servent pas suffisamment les intérêts du pays.

Selon le ministre, qui souhaite réorienter la politique énergétique du pays, les 26 contrats de partage de production actuellement en vigueur « ne profitent qu’à quelques individus ». C’est pour cette même raison qu’en août 2012, la Tanzania Petroleum Development Corporation a préféré différer un appel d’offres pour 9 nouveaux blocs pétroliers. Un prochain débat parlementaire va fixer la nouvelle ligne de conduite.

En rappel, la plupart des droits d’exploration ont été accordés il y a de nombreuses années, alors que le potentiel énergétique de la Tanzanie était méconnu. Mais les autorités sont maintenant en position de force puisque les réserves de gaz ont été évaluées à plus de 810 milliards de mètres cubes, la plupart en offshore. De nombreuses compagnies énergétiques sont présentes, comme Petrobras, Total, Statoil ou encore Exxon Mobil. Les autorités espèrent désormais négocier des conditions plus avantageuses.

Actuellement, les compagnies ont l’obligation d’assurer la totalité des coûts de prospection, qui leur seront remboursés grâce au bénéfice de la production. Mais certaines compagnies surévaluent volontairement ces coûts de manière à s’assurer un meilleur profit. Un des objectifs des nouveaux contrats sera de lutter contre ce type de pratiques.

(La rédaction, avec EMZ)

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