Due diligence en Afrique : Knowdys renforce la validation de partenaires Innovation : KCG creuse le sillon de la due diligence foncière en Afrique Knowdys lance son Pack Pro PME-PMI en Afrique de l’Ouest et du Centre KCG : une business unit pour la conquête de financements internationaux

L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Namibie : fort potentiel à valoriser

Namibie : fort potentiel à valoriser

(Africa Diligence) Considérée comme un pays à revenu intermédiaire, la Namibie est une jeune nation qui veut s’affirmer sur la scène économique internationale. Pour les analystes d’Africa Diligence, la stabilité politique reste un atout considérable pour attirer des investissements et accroitre l’aide au développement dans ce pays. 

Le ralentissement de la croissance observé en 2013 devrait se confirmer en 2014. La demande interne restera porteuse, grâce à l’augmentation du crédit aux entreprises qui favorisera l’investissement du secteur privé. Par ailleurs, l’investissement public sera toujours soutenu par le plan de développement national, ciblé sur quatre secteurs : agriculture, tourisme, transports et construction de logements. Le secteur de la construction devrait également bénéficier de différents projets miniers, ainsi que du développement de l’exploration de gaz dans le champ off-shore de Kudu. Cependant, le secteur minier, qui contribue à plus de 10% du PIB (mais n’emploie que 3% de la population active) devrait être peu porteur. La hausse de la production de diamants (notamment grâce à l’exploitation des mines en mer) ne devrait pas compenser le ralentissement de celle d’uranium. L’évolution défavorable du cours de cette matière première, qui a déjà conduit à la suspension du projet de Trekkopje par Areva (groupe industriel français du secteur de l’énergie spécialisé dans les métiers du nucléaire et des énergies renouvelables), conjuguée à une demande encore peu soutenue sur les marchés extérieurs, limiteront en outre la contribution des exportations à la croissance.

L’inflation devrait rester légèrement supérieure aux prévisions de la banque centrale (6%) en 2014. La pression inflationniste sera entretenue par le niveau des prix de l’énergie, mais aussi des biens alimentaires dont plus de 70% sont fournis à la Namibie par l’Afrique du Sud.

Le déficit budgétaire apparu suite aux mesures contra-cycliques de 2008-2009, perdure. Le maintien des dépenses en faveur de la croissance et de l’emploi, dans le cadre notamment du programme de lutte contre le chômage lancé en 2011 (Targeted Intervention Program for Employment and Economic Growth-TIPEEG), continue à peser sur les finances publiques. Les recettes fiscales proviennent pour un tiers des recettes douanières liées à l’appartenance à la « Southern African Customs Union » (SACU), qui continueront à être affectées en 2014 par une conjoncture peu porteuse. Les réformes fiscales (élargissement de l’assiette, renforcement des contrôles,…) devraient toutefois permettre d’accroître les autres revenus et de réduire ainsi le déficit.

Le déficit courant continue à se creuser en raison de l’augmentation des importations de biens d’équipements nécessaires au développement des infrastructures des secteurs minier et gazier. La faible croissance en Afrique du Sud, premier partenaire commercial de la Namibie, ne favorisera pas la progression des exportations en 2014. Les recettes du tourisme ne compenseront pas l’augmentation des coûts de fret et le rapatriement des bénéfices des compagnies minières. Le pays pourra cependant continuer à compter sur les investissements étrangers (principalement sud-africains) pour financer son déficit.

Le dollar namibien risque de continuer à subir en 2014 la forte volatilité du rand sud africain auquel il est ancré. Une nouvelle dépréciation ne peut être écartée, même si elle devrait être moins marquée qu’en 2013.

Le secteur bancaire est rentable et convenablement capitalisé. Mais le niveau élevé d’endettement des ménages (85 % du revenu disponible) et des entreprises, ainsi que la forte exposition au marché immobilier sont sources de fragilité.

La Namibie est dotée d’un système financier sophistiqué et se classe en tête des pays d’Afrique subsaharienne en matière de gouvernance. Le pays, relativement peu touché par la corruption est ainsi le premier pays africain du classement de Transparency International.

Exceptés ses importantes ressources minières (diamants, uranium, gaz, cuivre), son potentiel touristique important, ses bonnes infrastructures de transport, le dynamisme de son secteur privé, sa stabilité politique et sa bonne gouvernance, la Namibie ambitionne aussi de devenir, à l’exemple du Mozambique, une des principales fenêtres maritimes pour les pays voisins, notamment ceux qui sont enclavés.

(Avec la Banque mondiale, le FMI et Coface)

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