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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Pourquoi il faut investir davantage dans les mines malgaches

Pourquoi il faut investir davantage dans les mines malgaches

(Africa Diligence) D’après les analystes de Knowdys, les ressources minérales et en hydraulique constituent l’un des trois principaux piliers de l’économie malgache à côté des secteurs agricole et touristique. Pour le leader du conseil en intelligence économique en Afrique, les vents sont favorables pour investir dans le cobalt, l’ilménite et le nickel malgaches, malgré les difficultés macro-économiques de la Grande île.

Les industries extractives contribuent pour 74,6% du secteur secondaire. Même si la structure de l’économie nationale manque de financement extérieur, le taux de croissance projeté pour cette année connaîtra une légère augmentation. Selon la loi de finance 2014, cette augmentation est de l’ordre de 0,6 % par rapport à l’année précédente. C’est dire que le secteur secondaire tire la croissance économique de Madagascar avec un taux de 10,5%. Une telle croissance pourrait s’effectuer grâce à l’apport de l’industrie extractive qui contribue à hauteur de 74,6% dans ce secteur, contre 2,1% seulement pour les zones franches.

« Malgré la crise sociopolitique endurée par le pays, on peut dire que l’économie observée à partir de l’évolution de son taux de croissance affiche une légère expansion pour cette année. Une telle  hausse de la croissance est surtout due à la bonne santé de nos industries extractives telles que le Quit Madagascar minerals (QMM) et le projet Ambatovy », explique Laza Rajamarison, macroéconomiste au sein du Centre de recherches, d’études et d’appui à l’analyse économique à Madagascar (CREAM).

« En 2013, leur dynamisme croissant a fait croître de 7,9% notre production dans le secteur secondaire, contre 5,1% en 2012. Ces grandes entreprises n’ont pas été touchées par la crise. Leurs activités se concentrent essentiellement sur l’extraction et l’exportation. Par rapport aux entreprises textiles et agro-alimentaires, les industries extractives ne dépendent pas du commerce intérieur du pays », précise-t-il.

Durant ces dernières décennies, la Grande île a été marquée par des résultats économiques en régression. Dans les années soixante, elle figurait parmi les pays africains les mieux lotis, avec une élite instruite, des institutions solides, une infrastructure de bonne qualité et un revenu par habitant supérieur à la moyenne. Pour 2013, le taux de pauvreté par rapport au seuil national a atteint les 71%, d’après l’enquête de l’Institut national de la statistique (Instat).

« Auparavant, notre taux de pauvreté stagnait autour de 65%. Avec l’avènement de la crise, les problèmes socio-économiques du pays se sont aggravés. De nombreuses entreprises ont été obligées de fermer leurs portes. D’où la hausse excessive du nombre de chômeurs. En tout cas, cette situation était la principale cause de l’explosion du secteur informel », poursuit Laza Rajamarison.

Malgré la « politique d’austérité » appliquée, qui vise à la réduction des coûts et des dépenses publics, le pays a toujours du mal à relancer son économie. Le revenu annuel par habitant, calculé selon la méthode de l’Atlas de la Banque mondiale, s’élève à peine à 400 dollars à Madagascar.

Sur le plan social, les carences de la gouvernance durant la crise ont persisté et les indicateurs sociaux sont restés faibles par rapport aux normes internationales. Le pays figure à la 151è place mondiale dans l’Indice de développement humain (IDH) du Fonds des nations unies pour le développement ou PNUD.

Ces difficultés ont été aggravées par les déficits importants et persistants du capital physique et humain qui continuent d’exercer sur l’économie malgache. En tout cas, il faudrait assurer l’éducation de la population afin de maintenir l’infrastructure des communications et de créer des emplois.

Stabilité macroéconomique

En 2014, la situation économique qui prévaut à Madagascar peut se résumer par la lecture de quelques indicateurs macroéconomiques.

• Le taux d’inflation projeté est de 7%, contre 6,3% l’année dernière ;
• Pour les finances publiques, la structure des recettes reste stable. En pourcentage du Produit intérieur brut (PIB) depuis 2012, il reste, en moyenne, à 10% ;
• La réserve en devises représente quatre mois d’importation en 2012, plus de deux mois d’importation pour ce premier trimestre 2014 ;
• La balance commerciale reste stable : -466,3 millions dollars en 2013, et -438,5 millions dollars pour 2014 ;
• L’optique des dépenses : les dépenses courantes restent en moyenne autour de 10%, depuis 2012.

Le CREAM en quelques mots

Afin de doter Madagascar d’une capacité durable dans la gestion de la politique économique, l’État a mis en place un Centre de recherches, d’études et d’appui à l’analyse économique à Madagascar (CREAM), le 20 août 2003, avec le soutien financier de l’African capacity bulding foundation (ACBF). Malgré la crise sociopolitique que le pays a traversée, l’ACBF a renouvelé sa confiance au centre. Une convention d’accord de don de quatre ans, signée en 2011, permettra au CREAM de renforcer ses activités.

Placé sous la tutelle de l’entité gouvernementale en charge de l’Économie, l’objectif principal du centre est l’amélioration de la capacité des Institutions chargées de la gestion économique dans les domaines de l’analyse, de la formulation, de la mise en œuvre et de la suivi-évaluation des politiques et des programmes économiques. Pour ce faire, les activités du CREAM s’articulent autour de trois grands axes stratégiques :

• Recherches et études dans le domaine de la gestion économique ;
• Renforcement de capacité des ressources humaines chargées de la gestion économique au sein du gouvernement ;
• Dissémination des résultats des recherches et études.

(Avec l’ExpressMada)

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